- Accueil
- Fiches pratiques
- Chlorose
Chlorose
Feuilles colorées : à surveiller
Chlorose sur rosier
Les colorations prises par les feuilles doivent être surveillées avec attention. Certaines d'entre elles révèlent des attaques par les insectes, d'autres la survenue de maladies cryptogamiques, d'autres enfin peuvent signaler une carence en éléments nutritifs ou oligo-éléments, que ce soit l'azote, le phosphore, le magnésium, le bore ou encore, comme ici, le fer.
Symptômes de la chlorose
Lorsqu'un végétal est atteint de chlorose, ses feuilles prennent une teinte blanc-jaunâtre en raison de la disparition progressive de la chlorophylle (laquelle est responsable de la couleur verte).
Elle apparaît généralement en fin d'été, et touche principalement :
- les rosiers,
- les plantes de terre de bruyère,
- les fruitiers (dont la vigne),
- les plantes en pot.
Ce dérèglement dans le métabolisme d'une plante peut avoir plusieurs causes :
- carence en fer,
- carence en manganèse,
- sol trop calcaire
- sol trop compact ou humidité stagnante.
Notons tout de suite qu'en jardinage amateur, les carences réelles sont assez rares.
Etudier le sol
Chlorose sur haie de fusain
Un sol calcaire, compact, plutôt humide ou arrosé avec une eau calcaire à l'excès est défavorable aux oligo-éléments qui permettent l'assimilation chlorophylienne. Conséquence : le développement de la plante est contrarié; sa résistance aux parasites et aux maladies diminuée.
C'est donc un problème "de fond". La fertilisation avec des oligo-éléments sous forme liquide ou la pulvérisation de produits à base de chélates de fer seront efficaces sur le moment, mais ne résoudront rien.
Pour en avoir le coeur net, et déterminer si le problème vient bien du sol, et dans quelle mesure il peut être contourné, vous pouvez avoir recours à une analyse du sol, à pratiquer sommairement vous même à l'aide d'un kit vendu dans le commerce, ou plus valablement en envoyant des échantillons à un laboratoire spécialisé.
Photosynthèse
On désigne sous le terme d'assimilation chlorophylienne (ou photosynthèse) l'assimilation du dioxyde de carbone par les végétaux.
Un bon compost, remède à tous les maux ?
En jardinage amateur, de préférence éco-responsable ("jardin naturel"), les carences ne devraient pas se manifester. L'un des enjeux du jardinage "bio" est en effet d'entretenir (voire améliorer) la structure du sol en favorisant la vie qui s'y développe naturellement. On pense aux vers de terre, bien sûr, mais également à quantité d'insectes et aux nombreux micro-organismes.
Cette vie sera présente moyennant l'apport régulier d'un bon compost, le paillage des sols, et pourquoi pas pour ceux qui veulent s'y lancer par la pratique du B.R.F. Une fumure organique viendra en complément sur les cultures "gourmandes". Et logiquement : adieu chlorose !
Choisir des plantes adaptées à son sol
Chlorose sur rhododendron
La chlorose affecte fréquemment les plantes de terre de bruyère : azalées, camélias, hydrangéas, rhododendrons... En effet, ces plantes ne supportent pas le calcaire. Bien sûr, on peut tenter de combattre la cause du "mal" en acidifiant le sol (avec des apports de "terre dite de Bruyère" ou de terreau de feuilles), mais rien n'y fera. Tôt ou tard les racines des arbustes retrouveront la terre du jardin et leur développement sera à nouveau contrarié. Mieux vaut dans ce cas revenir à des sujets adaptés au sol de votre jardin.
Sur : les maladies

- Anthracnose
- Botrytis
- Carpocapse : pommiers, poiriers
- Chancres des arbres
- Chlorose
- Cloque du pêcher
- Cochenille
- Entomosporiose
- Feuilles jaunes : les causes
- Fonte des semis
- Fumagine
- Galle du tilleul
- Gui
- Maladies de l'olivier
- Mildiou
- Mildiou : tomate et pomme de terre
- Moniliose
- Mouche de la carotte
- Nématode de la pomme de terre
- Oïdium : prévenir et traiter
- Oïdium des cucurbitacées
- Poirier : problèmes et maladies
- Pourriture blanche des allium
- Puceron cendré du pommier
- Punaise verte
- Rouille
- Tavelure : pommiers, poiriers
- Cloque du pêcher
- Azalée : comment la conserver ?
- Kiwi : des fleurs puis des fruits
- Pommes de terre : panorama des variétés
- Une ruche dans le jardin
- Oranger du Mexique doré - Choisya ternata Sundance
- L'artichaut, beau et bon !
- Un potager en lasagnes ? Quelle idée !
- Les roses anciennes André Eve
- Coqueret du Pérou : semis, culture et récolte







Vos avis, votre expérience
Boz (Saulieu) : Attention à l'emploi de compost de la ville. Il y a un peu tout et n'importe quoi dedans. On ne peut pas être certain d'obtenir un légume vraiment bio avec l'emploi de ce compost. Pour les plantes décoratives, c'est très bien. Par ailleurs, on peut pratiquer pour éviter que ce compost soit "envahi" de mauvaises herbes issues de graines non désirées.
Faux semis : préparer les pots comme pour effectuer un semis mais attendre deux ou trois semaines que les graines indésirables aient germé. Ensuite, mais ensuite seulement, pratiquer le semis "réel".