La
partie du sol que vous devez analyser est celle dans laquelle la
plupart des végétaux iront puiser pour leur croissance,
autrement dit une couche de terre située entre 20 et 30 cm
de profondeur, dite couche arable.
Munissez-vous de bocaux de verre (type confiture) et d'une pelle à main (ou transplantoir ). Prélevez à la profondeur dite de petites pelletées, à différents endroits de votre terrain pour que l'échantillon de terre soit représentatif.
Bien sûr, si une partie de votre jardin est très sablonneuse, et qu'un filet d'argile sous tend votre potager, le bon sens commande d'effectuer deux analyses distinctes !
Sur un journal ouvert ou une toile plastique, mélangez vos différents prélèvements pour obtenir quelque chose d'homogène. Vous obtenez ainsi en quelque sorte votre "sol moyen", logiquement assez représentatif de la terre de votre jardin.
Ce kit est disponible dans les jardineries. Cherchez bien ! Son
emballage le fait ressembler à n'importe quel autre engrais
ou traitement... Il est parfois rangé à proximité
des produits bio. Son coût est modeste (de l'ordre de 8€).
Ce kit permet de mesurer le pH du sol. Ce n'est donc pas une analyse complète, mais vous connaîtrez au moins l'acidité de votre terre; c'est une information précieuse.
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pH ? Le pH (ou potentiel Hydrogène) caractérise la réaction acide (ph<7), neutre ou basique (alcaline ; ph>7) d'un milieu, sur une échelle de 1 à 14. La plupart des sols se situent entre 4 et 9. La plupart des plantes de jardin apprécient une terre légèrement acide (pH 6,5). |
Le mode opératoire est très simple. Il suffit, à l'aide d'une cuillère, de remplir à mi-hauteur le tube à essais avec le mélange précédemment réalisé. Puis compléter avec l'eau déminéralisée, avant d'agiter le tube énergiquement après l'avoir bouché.
Il ne reste plus qu'à laisser la terre se déposer, et à plonger une bandelette réactive dans le tube. La couleur prise par le papier renseigne alors sur l'acidité ou la basicité du sol.
Vous
pouvez également remplir un petit sac plastique de 500 gr
à 1 kg du mélange, et le confier à votre jardinerie,
qui le remettra à un laboratoire équipé pour
les analyses du sol. Les informations obtenues seront nettement
plus larges et complètes; mais c'est plus cher...
Une fois les caractéristiques de la terre mieux connues, faut-il jardiner avec ou contre elle ? Autrement dit, le jardinier doit il chercher à s'accomoder de son terrain, en se limitant aux cultures bien adaptées, ou bien doit il chercher à tout prix à modifier la structure du sol pour y faire pousser des plantes qui ne s'y plairaient pas sans cela ?
Nous penchons aujourd'hui pour la première approche. S'accomoder de la nature. Ainsi, si votre terrain est véritablement calcaire, n'essayez-pas d'y faire venir des plantes calcifuges (azalées, camélias, rhododendrons...), etc. S'il est toujours possible d'améliorer à la longue un terrain, par exemple en enrichissant avec des engrais verts une terre trop pauvre, ou en allégeant à force terreau de feuille et... de travail une terre argileuse, évitez au maximum les correctifs chimiques. Sur tout terrain un beau jardin est possible : respectons ce que la nature nous donne.
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