Fauche tardive : définition et intérêt pour la biodiversité
La fauche tardive consiste à attendre la fin de l’été, voire le début de l’automne, pour faucher prairies, bords de routes, talus ou espaces enherbés, au lieu d’intervenir dès le printemps.
Ce décalage permet aux plantes sauvages d’accomplir leur cycle complet : floraison, pollinisation et production de graines.
Ce fauchage tardif présente un double intérêt pour la biodiversité :
- D’abord, les fleurs de prairie (trèfles, marguerites, scabieuses…) offrent nectar et pollen aux pollinisateurs sur une longue période, à un moment où la nourriture se raréfie.
- Ensuite, la végétation haute sert d’abri et de garde-manger aux insectes, aux petits mammifères et aux oiseaux nicheurs, qui y trouvent refuge tout l’été.
Pour être réellement efficace, la fauche tardive doit s’accompagner de bonnes pratiques : fauche échelonnée par zones, hauteur de coupe d’au moins 8 à 10 cm, et exportation des produits de coupe pour appauvrir le sol et favoriser la flore sauvage. Un geste simple qui redonne de la vie, gratuitement.
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