Sauvages de ma rue : résultats des observations

Le 21 mai 2013 par Clémentine Desfemmes

Sauvages de ma rue est un programme destiné à faire avancer les connaissances en écologie urbaine. Il met à contribution le grand public, qui est invité à identifier les plantes sauvages qui poussent au pied des arbres, au bord du trottoir, le long des murs... Bilan des observations recueillies après 2 ans d'existence.

Sauvages de ma rue : c'est parti pour une 3e année

Plante sauvage - TrottoirEn 2011, nous vous présentions un nouveau programme de sciences participatives lancé par le MNHN (Muséum National d'Histoire Naturelle) et Tela Botanica : Sauvages de ma rue. Initialement restreint à l'Ile de France, le programme a été étendu à l'ensemble du territoire français en 2012. Grâce aux quelques 274 observateurs enregistrés, ce sont près de 13.000 observations qui ont été envoyées aux scientifiques du Muséum National d'Histoire Naturelle : un nouveau bilan a ainsi pu être dressé à partir des données collectées. Des données qui ne demandent qu'à être encore enrichies en 2013 : plus les observations sont nombreuses, meilleure est la fiabilité des interprétations statistiques !

Les records 2012

  • La rue qui présente la plus grande diversité floristique est la rue Gambetta à Nantes, avec 85 espèces identifiées ;
  • La famille botanique la plus représentée est celle des Asteracées : 4 des 5 espèces les plus fréqeumment observées sont en effet des astéracées à fleurs jaunes ;
  • Les 5 espèces les plus fréquentes : pissenlit commun, pâturin annuel, vergerette du Canada, séneçon vulgaire, laiteron maraîcher.

Pour rappel : conclusions 2012

  • La moitié des observations de plantes semblaient se faire dans les fissures de bitume, entre les pavés ou sur les murs ;
  • Les rues avec pieds d’arbres et espaces engazonnés paraissaient plus riches en fleurs sauvages : l'aménagement de la rue serait un facteur déterminant de la richesse végétale, surtout en centre ville ;
  • Les communautés de plantes des villes semblaient plus tolérantes à la sécheresse et à la pollution des sols ;
  • Les espèces du centre de la ville présentaient pour la majorité des caractéristiques d'anémophilie (lire notre article : La pollinisation).

Nouvelles conclusions 2013

  • Les plantes du centre ville sembleraient présenter la même tolérance à la sécheresse, aux nitrates et à l'ombre que les plantes à la périphérie : les communautés végétales du centre ville ne seraient donc pas plus adaptées aux conditions
    urbaines que celles de la périphérie.
  • Les communautés de plantes urbaines seraient davantage influencées par les relations entre espèces (et notamment avec les insectes pollinisateurs) que par les facteurs abiotiques (sécheresse, pollution ou ombre).

Nouveauté pour 2013 : l'expérience Cymbalaire

Afin d’affiner l’étude sur les stratégies de reproduction des plantes en ville, une nouvelle expérience participative vous sera d'ici peu proposée... Les observations précédentes ont montré que les plantes du centre ville sont très souvent anémophiles (pollinisées par le vent, donc sans l'aide des insectes). Néanmoins, les plantes continuent à développer des pétales qui ont le rôle d’attirer les pollinisateurs pour une reproduction zoophile. Pour autant, les plantes urbaines tendraient­-elles à réduire l'énergie qu'elle mettent dans la production de leurs pétales (moins utiles pour la survie de l'espèce en milieu urbain) ? Afin de répondre à cette question, aiderez-­vous les chercheurs à mesurer les pétales de la Cymbalaire des murailles ?

En savoir plus : www.sauvagesdemarue.mnhn.fr

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