Opération cymbalaire des murailles : la suite !

Le 19 octobre 2013 par Clémentine Desfemmes

Au printemps dernier, nous vous présentions l'opération Cymbalaire des murailles, organisée par le MNHN et Tela Botanica dans le cadre du programme Sauvages de ma Rue. En voici les résultats... et le second volet : la récolte des graines !

Cymbalaire, volet 1 : mesurer les fleurs

Cymbalaire des murailles en fleursRembobinons un peu : en mai dernier, Tela Botanica faisait appel à vous pour mesurer les fleurs de la Cymbalaire des murailles (une petite plante sauvage qui pousse, comme son nom l'indique, sur les murs). L'objectif de cette opération était de voir si les plantes, en milieu urbain, adaptaient leurs stratégies de reproduction. Car qui dit ville, dit a priori moins d'insectes, et donc une utilité moindre pour les plantes d'attirer l'attention des pollinisateurs avec de grands pétales.
En gros, l'hypothèse à vérifier était donc la suivante : y a-t-il une différence de taille entre les pétales des cymbalaires des villes et ceux des cymbalaires des zones rurales ?

Ce premier volet de l'opération cymbalaire s'est terminé avec l'été. A partir des données envoyées par les participants, les scientifiques du MNHN ont constaté que la taille du gros pétale inférieur de Cymbalaria muralis varie de 0,4 cm à 1,4 cm en fonction de 3 facteurs :

  • La latitude : les cymbalaires des régions du Sud de la France présentent des pétales plus gros que celles du Nord ;
  • La date : les fleurs du printemps (mai-juin) sont plus grandes que celles de l'été (juillet-août) ;
  • L'urbanisation : les cymbalaires vivant dans les grosses agglomérations urbaines produisent des fleurs plus petites que celles des villages et des hameaux.

La taille réduite des fleurs de cymbalaires en centre ville serait donc due à un phénomène évolutif lié à une disponibilité en pollinisateurs moindre depuis de nombreuses générations en ville.

Mais en ville, les plantes disposent généralement de moins de ressources nutritives qu'à la campagne, et, même si la cymbalaire est une plante de murs (donc moins tributaire de la qualité du sol), la richesse du milieu de culture pourrait influencer la taille des fleurs. Pour le vérifier et éventuellement exclure cette possibilité, les scientifiques ont encore besoin de vous !

Cymbalaire, la suite : récolter les graines

Cymbalaire des murailles sèche : grainesCette fois, il leur faut les graines de la cymbalaire des murailles. Celles-ci seront semées, et toutes les plantes qui en seront issues seront cultivées dans des conditions identiques. Les fleurs des descendantes des cymbalaires "des villes" seront comparées au fleurs des descendantes des cymbalaires "des champs". Si la même différence de taille est observée, c'est que le milieu de culture ne joue aucun rôle...

Pour participer, il suffit de:

  • récolter des graines de cymbalaire des murailles
  • noter, pour chaque plante (et donc chaque lot de graines : vous pouvez en envoyer plusieurs) le lieu de la récolte en remplissant les étiquettes à télécharger sur le site de l'opération,
  • de mettre les sachets de graines (avec chacun leur étiquette complétée) sous enveloppe, à envoyer à l'adresse indiquée sur le site tela-botanica.org.

Plus d'informations sur le site tela-botanica.org

Ceci peut aussi vous intéresser

Commentez cet article 0

Vous aussi donnez votre avis au sujet de :
Opération cymbalaire des murailles : la suite !

Questions / réponses

Les dernières questions posées par les jardiniers sur Gerbeaud.com :

Voir tout Poser une question