Quand les espaces verts municipaux passent à la lutte biologique

Le 24 janvier 2010 par Xavier Gerbeaud

Dans de nombreuses communes, développement durable et protection de l'environnement ne sont pas des vains mots : en se mettant à la lutte biologique dans les jardins publics et les serres municipales, des villes comme Toulon, Nantes, Bordeaux, Lyon ou Grenoble laissent de côté les pesticides.

De nombreuses communes passent au vert

CoccinelleQuel point commun entre des villes comme Toulon, Grenoble, Orléans, Bordeaux, Nantes, Lyon, Villeurbanne, Saint-Priest, Colomiers, et bien d'autres ? Toutes se mettent à la lutte biologique intégrée pour la protection de leurs espaces verts. Pesticides et traitements chimiques sont abandonnés, et remplacés par des auxiliaires précieux pour éliminer parasites et ravageurs.

Dans le domaine de la lutte biologique, les possibilités sont multiples, et la plupart des insectes ravageurs ont leur prédateur naturel. Il suffit d'introduire la bonne espèce, au moment opportun, et les parasites sont éliminés sans le recours aux pesticides. Un atout de taille pour l'environnement, mais aussi pour la santé des habitants et des employés municipaux chargés de l'entretien des espaces verts.

Prédateurs et prédatés

En lutte biologique, on peut utiliser :

  • des insectes prédateurs, qui se nourrissent des larves ou des adultes des espèces nuisibles ;
  • des parasites, qui pondent leurs oeufs dans le corps des insectes à éliminer ;
  • des agents pathogènes, qui contaminent les ravageurs et les détruisent ;
  • des compétiteurs, qui nuisent aux populations parasites en les empêchant de se développer ;
  • des phéromones, substances naturellement sécrétées par les insectes et qui peuvent éloigner certaines espèces nuisibles.

Quelques exemples d'espèces utilisées en lutte biologique : les coccinelles, bien sûr, mais aussi certaines guêpes, certains vers nématodes, des larves de chrysope, ou encore Bacillus thurigiensis, une bactérie qui paralyse la mâchoire des chenilles processionnaires et les empêche de se nourrir... Les espèces indésirables contre lesquelles ces auxiliaires biologiques sont utiles sont certaines chenilles (chenille processionnaire du pin), la mouche mineuse (parasite du marronnier), les cochenilles, les pucerons, les thrips, les araignées rouges...

On ne peut que se réjouir de ces initiatives locales, qui contribuent à sensibiliser le public et donnent l'exemple aux jardiniers amateurs !

Clémentine

Lire un article paru dans Var Matin sur la lutte biologique à Toulon

Crédit photo : flickr.com / OliBac

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Réactions

Thiery
29/04/2010, à

Répondre

Bonjour, il existe aussi un piège à phéromone qui mis en place début juin permet de capturer les papillons mâles avant qu'ils ne fécondent les femelles et ainsi diminuer nettement les œufs et donc les chenilles présentes dans les pins l'automne suivant. Ceci est un moyen de lutte bio sans aucun risque pour les humains, les animaux et l'environnement. Voici le lien vers la fiche du piège: http://www.nufarm.com/FREV/PiegeapheromoneThaumetopoeapityocampa