Il est de notoriété publique que le fumier de cheval est bon pour les rosiers. Mais savez-vous pourquoi on l'utilise ? Connaissez-vous toutes ses vertus potagères et les précautions à prendre lors de son utilisation ? Voici quelques éléments de réponse à ces interrogations.
Le fumier est un mélange de déjections animales et de litière végétale, généralement de la paille. Sa composition en fait un allié de choix pour le jardinier :
En résumé, que des bonnes choses pour le jardin ! Il faut être toutefois prudent dans son utilisation. Trop jeune, le fumier peut contenir des germes pathogènes ainsi que des graines d'adventices qui peuvent par la suite germer et envahir le jardin. De plus, sa décomposition nécessite une quantité d'azote importante ; puisé dans la terre, ce dernier peut ensuite se trouver en quantité insuffisante pour assurer le développement des plantes (lire : La faim d'azote). Il est donc important de composter le fumier avant toute utilisation.
Le fumier de cheval se démarque des autres fumiers par sa composition ; en effet, il a la particularité de présenter une forte proportion de matière sèche (paille), ce qui le rend très efficace pour améliorer les sols lourds. En revanche, le processus de décomposition s'en trouve ralenti. Son compostage nécessite donc de le mélanger avec d'autres matières organiques comme les déchets verts du jardin et de la cuisine. Ce mélange a, de plus, l'avantage d'équilibrer sa valeur fertilisante, à la base pauvre en phosphore.
Le fumier de cheval composté s'utilise de la même façon que le compost classique.
Une autre particularité du fumier de cheval est qu'il est chaud. En effet, la fermentation produite lors de sa décomposition s'accompagne d'une très forte hausse de température. Cette qualité le positionne en tête des fumiers les plus utilisés pour la réalisation des « couches chaudes », lors de la mise en place des cultures hâtées. 40 cm de fumier frais de cheval recouvert par 20 cm de mélange de terre et de terreau peuvent fournir une température d'environ 25 °C durant 4 à 5 semaines. Une source de chaleur écologique et économique ! (lire « Construire un châssis pour les semis d'hiver »).
La question de la toxicité du fumier n'est pas anodine. En effet, le fumier de cheval peut contenir des éléments toxiques suivant que la bête soit sous traitement médical ou non. C'est notamment le cas pour les animaux vermifugés. Cependant, il semble que les traces de vermifuges disparaissent au bout de 3 semaines et ne seraient donc présentes que dans du fumier frais. Laissez-le donc vieillir quelques jours avant de l'introduire dans le compost ; les vers pourraient ne pas apprécier le médicament !
>> A lire aussi : Fumier au jardin : les bons gestes pour éviter les contaminations
Si vous ne possédez pas de chevaux ou que vous ne connaissez personne pour vous en procurer gratuitement (club équestre, particulier...), vous pouvez éventuellement en trouver en lisant les petites annonces (donné ou vendu). Sinon, il est possible d'acheter des sacs de fumier déjà composté en jardinerie.
Réaliser un compost de fumier
Installez le fumier en tas ou en andins selon la quantité disponible. Retournez-le au moins deux fois, à 6 semaines d’intervalle et laissez-le vieillir 3 mois.
NB : s'il est trop sec (quantité de paille), arrosez-le lors de la formation du tas.
>> Lire aussi : Les 10 commandements du jardinier à l'écoute de la nature
Gerbeaud
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17/06/2026 - 11:23:22