Les parasites de l'olivier

L'olivier peut être attaqué par de nombreux parasites, essentiellement des insectes, contre lesquels des traitements naturels existent. En voici quelques-uns parmi les plus courants ou les plus redoutés en France.

Mouche de l'olive

Mouche de l'olive (Bactrocera oleae)
Mouche de l'olive (Bactrocera oleae) - (Alvesgaspar / wikimedia.org)

Bactrocera oleae, ou Dacus oleae, est l'un des insectes parasites les plus redoutés dans les oliveraies. La mouche de l'olive menace essentiellement les récoltes, mais ne met pas en danger la santé de l'arbre : elle pond ses oeufs dans les olives, qui prennent une coloration rougeâtre à violacée, et tombent souvent prématurément. Les olives piquées parvenant à maturité sont cependant inutilisables (ni pour la fabrication d'huile, à laquelle elles donnent un goût désagréable, ni pour la mise en conserve des olives).

Pour lutter contre la mouche de l'olive, on utilise souvent des pièges colorés ou des pièges à phéromones. On peut aussi essayer de planter de l'inule visqueuse à proximité.

Thrips de l'olivier

Le thrips de l'olivier, Liothrips oleae, est un minuscule insecte de 2,5mm de long, noir et brillant, dont l'adulte et la larve piquent les feuilles, parfois aussi les olives, afin de se nourrir de sève. Les feuilles piquées sont déformées, et les olives atteintes se nécrosent.

Les dégâts sont généralement minimes, et un traitement n'est la plupart du temps pas nécessaire (de toute manière, il est bien difficile de se débarrasser de ce parasite).

Cochenille noire de l'olivier

Cochenille noire de l'olivier
Cochenille noire de l'olivier - (Sally Luker / flickr.com)

Cette grosse cochenille (Saissetia oleae) se reconnaît aisément à la couleur brune à noire de sa carapace sur laquelle un H est dessiné en relief, et à sa forme (très convexe, longue de 2 à 4 mm pour une largeur de 1 à 4 mm). Elle se fixe sur les feuilles et les jeunes tiges et suce la sève de l'arbre, qu'elle peut ainsi affaiblir. Ses attaques s'accompagnent souvent de fumagine.

La prévention repose sur la limitation des apports d'engrais azotés ainsi que des arrosages. En curatif, les pulvérisations d'insecticides sont inefficaces, la cochenille étant protégée par sa carapace. En revanche, la lutte biologique donne de bons résultats : elle peut faire intervenir Scutellista cyanea (dont la larve parasite les oeufs de cochenille) ou Metaphycus bartletti (qui parasite les adultes), ou encore certaines coccinelles. Pour les petits sujets en pots, on peut envisager de retirer les cochenilles à la main.

Neiroun

Le neiroun, Phloeotribus scarabaeiodes, également appelé scolyte de l'olivier, est un petit coléoptère gris-noir xylophage. Au printemps et en été, les adultes pratiquent des morsures d'alimentation à la base des grappes fructifères et des jeunes rameaux, qui sèchent et tombent. Ils creusent également des cavités au point de départ des petites branches afin de pondre leurs oeufs : les orifices de ponte sont repérables aux petit tas de sciure présents à l'aisselle des rameaux. Les larves se nourrissent du bois et creusent des galeries dans les branches. En novembre, les adultes forment des galeries d'hivernage dans le bois de l'arbre. Il semblerait que le neiroun prolifère essentiellement sur les arbres affaiblis : les arbres vigoureux connaissent seulement des dégâts limités (récolte compromise, bourgeons axillaires détruits), tandis que les arbres déjà affaiblis peuvent voir certaines de leurs branches détruites par les galeries des larves, quand ce n'est pas l'arbre entier qui meurt (lire : Quand et pourquoi abattre un arbre ?).

La lutte est simple : il faut surveiller l'arbre, et couper et brûler les branches sèches ou qui donnent des signes de faiblesse.

Teigne de l'olivier

Mines larvaires de teigne sur feuilles d'olivier
Mines larvaires de teigne sur feuilles d'olivier - (Giancarlo Dessì / wikimedia.org)

La teigne de l'olivier (Prays oleae) est un petit papillon gris taché de noir dont les chenilles, qui sont de petite taille (7 mm à leur stade le plus développé) et de couleur vert clair avec des tons bruns, causent des dégâts plus ou moins importants aux récoltes. Au cours du cycle de vie, 3 générations de chenilles se succèdent : les chenilles de première génération se nourrissent des boutons floraux au printemps, puis la 2e génération, en été, endommage les olives elles-mêmes, enfin, la 3e génération de chenilles est mineuse et creuse des galeries dans l'épaisseur des feuilles en hiver. Toutes ces chenilles tissent des cocons dans des feuilles repliées avant de se transformer en papillon adulte.

On considère qu'il n'est nécessaire de traiter que si le taux de feuilles minées dépasse 10% en fin d'hiver. Un traitement biologique fait intervenir une bactérie, Bacillus thuringiensis, et doit être pulvérisé sur les fleurs en tout début de floraison.

Pyrale de l'olivier

Pyrale de l'olivier (Palpita unionalis)
Pyrale de l'olivier (Palpita unionalis) - (Len Worthington / flickr.com)

Palpita unionalis est un petit papillon blanchâtre, on l'appelle également pyrale du jasmin ou pyrale de l'olivier. Il pond au printemps, les chenilles sont d'abord jaunes, puis vertes, et elles mesurent jusqu'à 2cm de longueur. Elles se nourrissent des jeunes pousses et des olives en formation.

Les dégâts sont généralement limités, car les chenilles sont, dans des conditions normales de culture, peu nombreuses. Si nécessaire (notamment chez les sujets jeunes, dont la formation peut être gênée), on peut traiter avec Bacillus thuringiensis (Bt sérotype 3).

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Gerbeaud
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09/06/2026 - 02:59:06