Avez-vous déjà songé à planter des ronces au jardin ? Certaines variétés cultivées de ces arbustes à petits fruits sont sans épines, très robustes, et permettent de déguster des mûres sans présenter les inconvénients du mûrier sauvage.
Planter des ronces au jardin : l'idée peut sembler saugrenue, car la ronce commune, ou mûrier sauvage (Rubus fruticosus), est la plupart du temps considérée comme une "mauvaise herbe" épineuse, envahissante de surcroît, dont le jardinier a parfois bien du mal à se débarrasser. Seulement, la ronce donne des mûres... Pour profiter de ces petits fruits noirs sucrés et savoureux, plantez des variétés de ronces cultivées : souvent sans épines, très productives, elles sont en outre moins envahissantes que les variétés sauvages, et tout aussi favorables à la biodiversité.
Ces arbustes à tiges sarmenteuses peuvent atteindre 5 mètres de hauteur s'ils sont palissés. Ils sont très rustiques (jusqu'à -25°C, voire -30°C), peu exigeants, et ne demandent presque aucun entretien, si ce n'est une taille annuelle.
La plantation (plants achetés en godets) s'effectue de préférence à l'automne, à partir de fin septembre. On peut cependant planter jusqu'à fin avril. Prévoyez 2 mètres de distance entre deux plants, et installez-les contre une clôture ou un mur sur lequel court du fil de fer, afin de pouvoir palisser les longues tiges souples au fur et à mesure de leur croissance.
La multiplication se fait facilement par marcottage sur les tiges de 2 ans, ou par bouturage.
Tous, avec une préférence pour les sols frais et riches en humus.
Soleil, éventuellement mi-ombre.
Les fleurs, blanches ou roses, apparaissent au printemps. Elles donnent des fruits dont la période de maturité varie entre juillet et septembre, selon les variétés. Seules les tiges de 2 ans fructifient.
Les variétés de ronces cultivées pour leurs fruits sont nombreuses. En voici quelques-unes :
Les mûroises sont des hybrides de mûre et de framboise : les variétés 'Boysenberry', 'Loganberry', 'Tayberry' donnent de gros fruits noir violet, allongés.
L'entretien est minime : l'arrosage n'est pas nécessaire (sauf durant l'année suivant la plantation), et la fertilisation peut se limiter à un apport de compost à l'automne, au pied de l'arbuste. Taillez chaque année, en hiver : coupez au ras du sol les branches ayant déjà donné des fruits, et conservez 5 ou 6 branches de l'année pour la fructification de l'année suivante.
Le mûrier-ronce est peu sujet aux maladies et aux ravageurs. Il peut cependant subir des attaques de botrytis, de ver de la framboise, de pucerons et de phytopte de la ronce.
>> Découvrir aussi : le mûrier à papier
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https://www.gerbeaud.com/jardin/fiches/murier-ronce.php
11/06/2026 - 03:48:06