Le sécateur est l'outil incontournable de tout jardinier qui se respecte, qu'il dispose d'un petit balcon à la ville ou d'un grand verger à la campagne. Mais connaissez-vous vraiment ce compagnon de tous les instants, et que diriez-vous d'un peu d'aide pour apprendre à bien le choisir ?
Le premier conseil que l'on peut donner, c'est que le sécateur soit « à votre main ».
Avant d'acheter, il est préférable de l'essayer, en le prenant dans la main, en l'actionnant, en s'assurant qu'il s'ouvre et se ferme sans difficulté, que le mécanisme de verrouillage des lames est actionnable sans contorsions...
Selon le type de sécateur, l'épaisseur et le style du manche, le ressort... certains « tomberont bien en main », avec un bon confort entre paume et doigts, et d'autres pas. Donc autant que possible : essayez-les !
Voici un vrai critère de choix. Le sécateur le plus commun est dit « à lames croisantes » (ou lames franches). Le mécanisme se rapproche de celui de ciseaux, où une lame affûtée sur une seule face vient glisser le long de la contre-lame. Il produit une coupe nette et précise, sans écrasement des tissus : bien adapté, donc, pour les bois « vivants » (rosier, fruitier, arbuste...).
Il existe également des sécateurs « à enclume », sur lesquels la lame coupante, affûtée sur les 2 faces et généralement plus épaisse, vient s'écraser sur la partie opposée, complètement aplatie (d'où ce terme d'enclume). Cela autorise la coupe de bois d'un diamètre un peu supérieur, mais cela produit surtout un effet d'écrasement. Déconseillé donc pour les végétaux vivants; à réserver pour le bois mort, le travail de l'osier...
Si les sécateurs « à l'ancienne » sont plein de charme et peuvent convenir pour un usage occasionnel, il vaut mieux regarder ce point de très près si vous jardinez régulièrement.
Ainsi, les poignées réalisées avec deux matériaux s'adaptent mieux à la forme des mains et sont plus légères. Un antidérapant sur la poignée facilitera la prise en main et entraînera un meilleur serrage.
Pour éviter les ampoules dues à un usage répété, et augmenter la puissance de coupe, certains modèles proposent une poignée rotative. Un peu déconcertant au départ; indispensable avec l'habitude.
Certains fabricants proposent une tête de coupe inclinée de 30° par rapport à l'axe des poignées, qui épargne les articulations et limite les faux mouvements.
Enfin, quelques modèles présentent une poignée à ouverture variable, qui s'adapte à toutes les tailles de main.
Pour droitiers, pour gaucher
Il existe des sécateurs pour droitiers et gauchers : un point important à surveiller lors de l'achat.
D'un sécateur à l'autre, le poids peut varier de façon importante. Surveillez ce point avec attention : à l'usage, le confort d'utilisation s'en ressent. Les composites permettent aujourd'hui des poignées aussi solides que l'acier, et aussi légères que l'aluminium.
Si un sécateur comporte généralement un ou plusieurs ressorts, il existe également des sécateurs « à crémaillère », cette dernière ne demandant que peu d'effort pour parvenir à tailler.
Au-delà de cet avantage apparent réside un gros inconvénient : la coupe n'étant jamais réalisée dès la première tentative, ce type de sécateur oblige à répéter le geste, ce qui s'avère extrêmement pénible si vous avez beaucoup à tailler.
De la couleur
Les sécateurs sont souvent de couleur vive, alors que vous préféreriez ces modèles « bois et fer forgé »... Pourtant, cette couleur s'avèrera votre meilleure alliée lorsqu'il s'agira de retrouver le sécateur oublié dans l'herbe ou au beau milieu d'un massif !
Le sécateur est l'outil adapté à la taille de branches jusqu'à 2,5 à 3 cm de diamètre. Au-delà, préférez-lui un ébrancheur. Aussi nommé coupe-branches ou sécateur à deux mains, il possède une plus grande surface de coupe et décuple l'effort grâce à l'effet de levier de ses longs manches.
Gerbeaud
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https://www.gerbeaud.com/jardin/outils/secateur-bien-choisir.php
09/06/2026 - 12:06:34