Si vous disposez d'un peu de place au jardin, adoptez cet arbre fruitier original, qui double la production de fruits d'un véritable intérêt décoratif à l'automne et en hiver.
Appelé aussi « plaqueminier », le kaki (diospyros kaki) est un arbre de la famille des Ebenacées originaire d'Extrême-Orient, dont certaines variétés atteignent 15m de hauteur (6 à 10m en moyenne).

Ses fruits ressemblent à de grosses tomates d'un rouge tirant vers l'orange, dont la forme peut être ronde, conique, cylindrique ou encore presque aplatie.
Très rustique, le kaki supporte des froids de -15 à -20°C. Il s'adapte à tous les sols et se révèle extrêmement fertile.
Vendu en conteneur, on peut le planter toute l'année, même si la période idéale s'étend du milieu de l'automne à la fin de l'hiver, à la condition qu'il ne gèle pas.
Les kakis ont une valeur décorative certaine. A l'automne, leurs grandes feuilles vert luisant prennent de belles teintes pourpres.
Mais c'est en hiver qu'ils se révèlent extraordinaires, lorsque leurs fruits restent accrochés aux branches alors que le feuillage est tombé. Subsiste alors un arbre fortement ramifié couvert de boules orangées : un décor très appréciable dans un décor hivernal souvent un peu terne.
>> Un autre fruitier original : l'asiminier

Tout terrain sans humidité excessive.
Comme la plupart des fruitiers, le kaki préfére une exposition ensoleillée et chaude. La chaleur est requise pour un bon mûrissement des fruits.
Par temps sec; les premières années uniquement.
Mettez un tuteur à la plantation. N'hésitez-pas à tuteurer les branches couvertes de fruits à partir du mois de septembre.
En hiver, on aèrera le centre de l'arbre pour laisser pénétrer l'air et le soleil.
Le fruit du kaki, riche en sucres (15%) et en vitamine C (16 mg / 100 g) est d'une saveur plutôt âcre.
Sa chair s'avère astringente lorsqu'il n'est pas mûr. C'est lorsque qu'il est blet que sa chair fondante et parfumée révèle son intérêt. Contrairement à une croyance tenace, le gel ne fait rien à l'affaire !

A noter : les plaqueminiers n'ont pas besoin de pollinisation particulière pour fructifier : les insectes feront le travail.
On recense au Japon quelques 800 variétés, contre plus de 2000 cultivées en Chine !
Cette appelation d'usage recouvre différentes variétés. Celles dont les fruits sont non astringents à l'époque où on les récolte, et peuvent se consommer sans attendre, en les croquant comme des pommes, pelés ou non.
Gerbeaud
La passion du jardinage
https://www.gerbeaud.com/jardin/fiches/kaki-plaqueminier.php
11/06/2026 - 12:14:50