Bambou sacré (nandina)

Le bambou sacré est un arbuste original encore trop peu connu, malgré une allure pleine de grâce et de légèreté, et un feuillage élégant dont les couleurs évoluent au fil des saisons. Invitez-le dans votre jardin : il se prête à de nombreuses idées et se révèle décoratif toute l'année.

Le bambou sacré : original et peu présent dans nos jardins

D'une originalité incontestable, le bambou sacré (nandina domestica) est un arbuste qui se reconnaît entre tous. Il est un des rares dont le feuillage persistant ne reste pas immuable et évolue au contraire au fil des saisons, ce qui est un de ses atouts les plus précieux. ll fait aussi partie de ceux qui portent la fructification la plus durable, celle de l’année précédente côtoyant souvent la nouvelle floraison.

Bambou sacré (nandina domestica)
Bambou sacré (nandina domestica) - (Geoff Whalan / flickr.com)

Sa floraison est elle aussi remarquable : observez les panicules de près vous ne pourrez qu'être sensibles à la subtilité et la belle texture cireuse qui fait de chaque minuscule fleur un véritable petit joyau.

Floraison du bambou sacré
Floraison du bambou sacré - (Scott Zona / flickr.com)

La seule espèce est Nandina domestica qui est largement proposée en pépinières et jardinerie. Au Japon, il existe une soixantaine de cultivars, mais très peu sont importés.

Le nandina est plus résistant et moins frileux qu'on ne le dit

L'espèce type Nandina domestica (famille des Berberidacées) a longtemps été considérée comme un arbuste frileux, mais il réussit fort bien jusqu'en Île-de-France, résistant à de courtes périodes à - 15 °C s’il est abrité des vents froids et desséchants.
Dans le cas de froids très vifs et prolongés, il peut perdre tout ou partie de son feuillage.

Les jeunes pousses étant assez sensibles aux gelées printanières, installez le Nandina dans un endroit abrité.

Il redoute les périodes de canicules et les excès de sécheresse.

Il montre enfin une excellente résistance à la pollution atmosphérique, ce qui le rend très adapté aux jardins de ville.

Bien utiliser le bambou sacré

Un massif élégant et original

En groupe de trois à cinq sujets, en compagnie de gracieuses graminées (Pennisetum alopecuroides, Imperata cylindrica 'Red Baron', Stipa tenuifolia, etc.) et de fleurs estivales opulentes comme les dahlias.

Le formes naines constituent des plantes de premier plan dans les massifs, à associer joliment avec Heuchera, Persicaria, Hosta, géraniums vivaces, etc.

Taillé régulièrement, le bambou sacré peut constituer une très jolie haie de séparation ou d’accompagnement d’un portail élégant.

Baies de nandina domestica
Baies de nandina domestica - (David Midgley / flickr.com)

Idée balcon-terrasse

Choisissez sans hésiter Nandina 'Fire Power'. Cette variété naine offre un feuillage rougeâtre une bonne partie de l'année.

Idée maison

Dans les régions froides, il est tout à fait possible d’utiliser le Nandina comme plante de véranda ou de jardin d’hiver.

En outre, les branches fleuries ou portant des fruits durent très longtemps en vase (lire : Durée de vie des fleurs en vase).

Cultiver le bambou sacré

Plantation

Les Nandina étant toujours vendus en conteneurs, ils peuvent être installés dans le jardin sans problème toute l’année. Il est toutefois préférable d’éviter la période de floraison. Le jeunes sujets de 40 à 50 cm de haut sont les plus intéressants.

Distance de plantation

Haie de nandina domestica
Haie de nandina domestica - (Mickael Coghlan / flickr.com)

Sol

Très peu exigeant sur la nature du sol, le Nandina préfère les terres fraîches mais bien drainées. S'il pousse même dans les terrains pauvres et caillouteux, les sols franchement calcaires ne lui plaisent pas beaucoup.

Exposition

Le nandina apprécie les expositions ensoleillées ou légèrement ombragée mais jamais brûlantes dans un emplacement abrité des froids extrêmes et des vents forts.

Climat

De préférence doux en hiver et pas trop chaud en été. Le Nandina fait une excellente plante pour les jardins du littoral (lire : Jardiner en bord de mer).

Tailler le nandina

Il est conseillé d’éliminer les pousses faibles de manière à bien aérer la touffe. La suppression des rameaux qui ont porté des fruits permet de conserver une certaine compacité à l’arbuste car cette intervention assure le renouvellement permanent des tiges et donc un rajeunissement de la plante.

Les plus vieilles tiges et les rameaux endommagés par une gelée sévère peuvent être rabattus au ras du sol sans aucun problème.

Bambou sacré - détail du feuillage
Bambou sacré - détail du feuillage - (Gwendolyn Stansbury / flickr.com)

Soins particuliers

Il est nécessaire d’éliminer régulièrement les rameaux morts ou desséchés pour conserver un bel aspect à cet arbuste.

Il faut toujours privilégier les rejets qui apparaissent au pied afin de former un buisson assez compact.
Dans les régions aux hivers très froids, étalez un paillis de compost ou de mulch d’écorce en automne au pied des Nandina pour protéger les racines du froid (lire : Choisir un paillis).

Ennemis et maladies

Le Nandina se montre particulièrement résistant aux attaques des insectes et des maladies cryptogamiques. Parfois, une virose réduit la dimension des folioles qui deviennent plus étroites et difformes. Cela réduit l’intérêt décoratif de l’arbuste mais ne met pas sa survie en péril.
On peut parfois observer en ville des attaques de cochenilles.

Bambou sacré - beau sujet en terre de bruyère
Bambou sacré - beau sujet en terre de bruyère - (Vlad Proklov / flickr.com)

Multiplication

Dans les régions au climat doux, il est possible de pratiquer le semis à condition d’être assuré de la bonne maturité des graines. Stratifiez la semence dans du sable humide durant tout l’hiver au pied d’une haie ou d’un mur exposé au Nord. Semez au printemps, en terrine ou en godet sous châssis froid. Le pourcentage de levée est assez faible.

Les boutures à talon prélevées en septembre (de 8 à 10 cm de long), de préférence sur les rameaux inférieurs, réussissent avec hormones de bouturage, à l'étouffée, dans une miniserre. Il est nécessaire de les cultiver en pot pendant deux ans avant la mise en place définitive.

Les amateurs préféreront la séparation des rejets au printemps chez les sujets les plus poussants. Cette opération peut être favorisée par une taille assez sévère à la fin de l’été.

Ce n'est pas un bambou !

En dépit de son appelation, le nandina n'est pas un bambou ! Son appelation "bambou sacré" vient sans doute de ses origines japonaises, de son feuillage assez fin et de ses tiges partant directement du sol, qui évoquent un peu la forme de ses confrères...

Gerbeaud
La passion du jardinage
https://www.gerbeaud.com/jardin/fiches/bambou-sacre-nandina-domestica,388.html

17/06/2026 - 11:33:08