Parasites et maladies du printemps au jardin

Le 6 mai 2017 par Isabelle C.

Nombreux sont les parasites et les maladies qui s'activent indifféremment dans le jardin, le verger ou le potager, dès que les premiers rayons du soleil printanier réchauffent le sol. Tout au long du printemps, soyez attentifs aux premiers signes d'alerte !

Les parasites et ravageurs du printemps

Les fourmis et pucerons

Après une petite période d'hivernage, les colonies souterraines des fourmis des jardins ressortent de leurs fourmilières et reprennent leurs activités, notamment celle de l' « élevage » des pucerons, qu'elles déplacent d'une plante ou d'un arbre à un autre. Les fourmilières ne sont pas forcément visibles en surface; vous les découvrirez en grattant le sol, lors des premiers semis, au printemps.

>> Lire : Faire fuir les fourmis

Fourmi et pucerons
Fourmi et puceronsAgrandir l'image

Les pucerons sont de nouveaux actifs eux aussi. Dès le mois de mars, on peut notamment assister à la naissance des femelles fondatrices chez le puceron vert du pêcher ou le puceron cendré du pommier. Cherchez autour des jeunes et tendres pousses de rosiers, fruitiers et autres arbustes. Leur présence s'étale tout au long du printemps, selon l'espèce.

>> Lire : Pucerons : dégâts et moyens de lutte naturelle

Les cicadelles

Insectes piqueurs - suceurs de sève, les cicadelles sont vecteurs de maladies. Selon les espèces, le réveil des adultes (ou des larves) hivernants se fait plus ou moins tôt dans la saison. Les larves s'activent entre avril et fin septembre. Certaines se repèrent facilement grâce à l'amas de salive, parfois toxique pour les plantes, qu'elles forment, appelé «crachat de coucou».

>> Lire : La cicadelle

Cicadelle (Metcalfa pruinosa)
Cicadelle (Metcalfa pruinosa)Agrandir l'image

Les limaces

Dès que le sol et l'air se réchauffent au printemps, les limaces partent à la recherche de nourriture. Leur présence est rapidement identifiée par les trous et les découpes qu'elles font en bordure et sur les jeunes feuilles, accompagnés de traces de mucus. Le début du printemps (mars-avril) est également la période des premières pontes de l'année et des éclosions des pontes de l'automne précédent (selon les espèces). Les œufs sont faciles à débusquer car groupés et déposés dans les dix premiers centimètres du sol.

>> Lire : Limaces : comment lutter

Limace sur une feuille d'hosta
Limace sur une feuille d'hostaAgrandir l'image

Les courtilières et les campagnols terrestres

Les ravageurs qui vivent principalement sous terre sont également en éveil. Mais, le jardin étant généralement vide, ou presque, leur présence peut parfois passer inaperçue en début de saison.
Pourtant, les courtilières ont repris leurs habitudes et se déplacent à nouveau en forant des galeries superficielles. Dès le mois d'avril vous pouvez être sur vos gardes. Mais généralement, se sont les premiers semis soulevés et les premiers plants sectionnés qui donnent l'alerte.

>> Lire : La courtilière

Courtilière
CourtilièreAgrandir l'image

Les campagnols terrestres, ou rats-taupiers, quand à eux, n'hivernent pas. C'est moins leur inactivité que notre absence momentanée du potager, et celle de légumes, qui nous fait oublier leur présence durant l'hiver. Faites-y un tour ; si votre pied s'enfonce dans des galeries superficielles, le doute ne sera plus permis. Toutefois, le printemps reste une période critique dans le développement de la population en place, car en avril démarre la période de reproduction. Et quand on sait que 5 à 6 portées de 2 à 8 petits par an sont possibles, il est préférable d'anticiper les actions de lutte.

>> Lire : Campagnols : dégâts et solutions

Arvicola terrestris - Campagnol terrestre
Arvicola terrestris - Campagnol terrestreAgrandir l'image

Les maladies du printemps

Comme les ravageurs, les champignons microscopiques qui hivernent dans le sol, les déchets ou les semences de plantes malades, se réveillent avec l'arrivée du printemps et libèrent leurs spores pathogènes : les maladies cryptogamiques sont de retour.

La fonte des semis

La fonte des semis est causée par divers champignons. Les semis précoces en sont les premières victimes : peu de graines germent, les plantules brunissement puis pourrissent de la base. De nombreuses plantes en sont les victimes : carotte, choux, courge, haricot, oignon, salade, tomate, bégonia, pavot, pétunia... Les facteurs favorables à leur développement sont un environnement humide et froid.

>> Lire : La fonte des semis

La rouille

La rouille, ou plutôt les rouilles, touchent de nombreuses plantes, potagères ou non : ail, céleri, haricot, poireau, fuchsia, pélargonium, rose trémière, rosier, poirier, genévrier… voient leurs feuillages se ponctuer d'auréoles rougeâtres ou jaunâtres, ainsi que de petites pustules poudreuses sur la face inférieure. Là aussi, plusieurs champignons sont responsables de la maladie. La surveillance doit se faire tout au long de la saison, les spores étant libérés au rythme des averses.

>> Lire : La rouille

Rouille - Maladie
Rouille - MaladieAgrandir l'image

L'oïdium

L'oïdium apparaît généralement un peu plus tard, en milieu ou en fin de printemps, tout dépend de la plante concernée et de son stade de développement. ?La bonne combinaison pour le développement de la maladie : présence de jeunes feuilles, humidité de l'air importante et températures supérieures à 18°C. Lorsque le fameux feutrage blanc apparaît sur plus de 10% d'un organe (feuilles ou autre), il est généralement trop tard pour intervenir. Les plantes à surveiller sont multiples : cucurbitacées, pois, groseilliers, pêchers, pommiers, vignes, bégonias, rosiers...

>> Lire : Oïdium : maladie du blanc

Oïdium sur rosier
Oïdium sur rosierAgrandir l'image

L'anthracnose

Courant mai, le développement de l'anthracnose est également à surveiller. Les champignons pathogènes présents dans les déchets de culture libèrent leurs spores lorsque la température est comprise entre 15 et 27 °C, et en présence d'une forte humidité. Ils sont alors transportés par le vent et les pluies et vont contaminer de jeunes feuilles ou des plantes blessées (haricots, pois, tomates, cerises, groseilles, framboises, vignes, arbres et arbustes d'ornement) qui développent des taches brunes ou noires sur leurs feuilles. La maladie semble plus virulente lorsque les pluies sont fraîches.

>> Lire : Anthracnose

Anthracnose sur cornouiller
Anthracnose sur cornouillerAgrandir l'image

La verticilliose

La verticilliose n'est pas évidente à détecter et à identifier : elle démarre, au départ, sur de petites zones des feuilles les plus basses ou sur des meurtrissures, développant petit à petit des nécroses et des problèmes végétatifs. Les plantes sensibles : artichaut, aubergine, fraisier, melon, pomme de terre, tomate, abricotier, pêcher, olivier, dahlia, rosier...

>> Lire : Verticilliose

Plants de tournesol atteints de verticilliose
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>> Lire aussi : Parasites et maladies au verger et au potager au printemps

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