Une grimpante grimpe… si elle le peut ! Chaque espèce possède son propre mode d’accrochage qui la rend plus ou moins adaptée à tel ou tel support. Doté de crampons, le lierre peut ainsi s’élever sur le plus lisse des murs, ce qui relève pour un rosier de mission impossible !
On
constate chez la plupart des grimpantes une tendance plus ou moins marquée
à enrouler leurs tiges autour des supports.
La glycine (wisteria spp.) peut ainsi avec le temps tordre
les tubes les plus solides…
Le chèvrefeuille (lonicera spp.) s’enroule facilement
autour d’un treillis de croisillons de bois.
L’ipomée (ipomea spp.) partira en une seule saison
(c’est une annuelle) à l’assaut des cîmes d’un
arbre de taille moyenne.
C’est
le mode d’accrochage des clématites (clematis),
de la vigne (vitis), de la passiflore (passiflora caerulea) ou encore du pois de senteur (lathyrus
odoratus).
Les vrilles s’enroulent sur des rameaux ou de petites branches.
Ainsi, ces variétés graviront avec bonheur un treillage
serré (fait de petites branches entrecroisées), un morceau
de grillage ou un treillis métallique.
Pour une scène de charme, mariez
rosiers et clématites.
Les tiges de votre vigne seront attachées au départ sur
des fils tendus, autours desquels leurs vrilles s’enrouleront
seules par la suite.
Ce
mode d’accrochage procure une adhérence extrêmement
forte.
Le lierre (hedera sp.) qui en est doté parvient ainsi
à se fixer sur un mur lisse et à pénétrer
puissamment dans les interstices, où il peut alors avec la croissance
vigoureuse qui est la sienne causer quelques dégâts. Voir
pour s’en convaincre ce qu’il advient des maisons laissées
à l’abandon.
Le bignonia ou jasmin de Virginie (campsis radicans) possède
le même type d’accroches. Mais le poids de ses tiges abondamment
fleuries impose parfois le soutien de fils de fer.
Voisins
des crampons, ils sont souvent présents au bout de vrilles modifiées,
comme celles de la vigne vierge (parthenocissus).
Cette dernière n’a ainsi besoin que d’être
dirigée au départ de la végétation vers
son support ; elle peut ensuite couvrir des murs entiers sans aucune
aide.
Moins
connu, les épines permettent à certaines plantes de se
hisser peu à peu. C’est le cas pour les ronces (rubus)
et certains rosiers grimpants.
Sauf cas d’espèce, ces derniers auront besoin d’un
coup de main pour grimper convenablement le long d’un mur. Le
mieux est d’opter pour des fils horizontaux tendus contre la paroi,
et liés à leurs extrémités sur des crochets
chevillés. Des liens souples maintiendront en différents
points les tiges du rosier à la verticale.
Fiches les plus...
éditions Ulmer
Vos avis, votre expérience
kermadic (Saint- Memmie marne) : Je possède une glycine qui s'enroule autour des briques ajourées d'un claustra. Certaines branches deviennent si vigoureuses que je crains que certaines de ces briques ne puissent résister à la pression ainsi exercée. Je souhaiterais savoir si je dois couper ces branches ou laisser faire. Un grand merci à qui me répondra. Kermadic