Peu
d'arbres ou arbustes sont aussi changeants au fil des saisons. Aux
premiers jours du printemps, apparaissent les boutons rose pâle
à rouge carmin. Ils s'épanouissent un peu plus tard
dans toutes les nuances du blanc pur au rose ou rouge. La floraison
ne dure pas très longtemps, plus cependant que chez les Prunus.
Le feuillage se déploie ensuite, d'un joli vert foncé,
parfois pourpre chez certaines variétés. A l'automne,
le spectacle reprend, superbe feuillage rouge ou doré, rehaussé
du plus bel atout du pommier d'ornement : sa fructification extraordinaire.
De fin août à février, il est couvert de petites
pommes rouges, oranges ou jaunes qui feront le régal des
oiseaux en hiver, à moins que vous n'en ayez fait, dès
l'automne, de délicieuses gelées !
Lors de votre choix, soyez bien attentif à la silhouette et aux dimensions de l'arbre (ou du grand buisson, selon) lorsqu'il sera adulte. Certaines silhouettes sont plutôt amples, étalées, parfois arrondies, d'autres sont dressées, étroites voire colonnaires. Quelques variétés plus originales ont même une jolie silhouette pleureuse. Pour votre balcon, optez pour les variétés à petit développement, vous ne le regretterez pas ! Quelle que soit l'atmosphère de votre jardin, les pommiers d'ornement s'y intégreront avec bonheur.
Les variétés d'ornement sont aussi beaucoup plus faciles à cultiver que les variétés fruitières. Elles se plaisent dans toute bonne terre de jardin, plutôt au soleil, mais la mi-ombre convient aussi. Elles sont aussi moins sensibles aux maladies ; certaines obtentions modernes sont même très résistantes. La taille n'est pas indispensable et beaucoup plus simple à pratiquer, il suffit en général d'équilibrer et aérer la silhouette. Les pommiers d'ornement résistent aussi sans problème au froid : le record revient sans doute à Malus baccata, qui peut supporter une température avoisinant -40 °C. Ils résistent aussi à la pollution des villes !
Selon leur silhouette et votre préférence, placez-les en solitaires ou en massif. Les sujets arbustifs et buissonnants seront superbes dans une haie vive. Au balcon, ils sont précieux pour apporter en un minimum de place un décor varié. Un grand bac carré de 40 à 50 cm de côté est idéal. Quel bonheur de profiter en ville de la vie des saisons !
Offrez un accueil inoubliable à vos amis avec un pommier
d'ornement tout près du portail d’entrée, débordant
même légèrement de la clôture. Effet garanti
!
A proximité d'un bassin, plantez un pommier à fleurs
pleureur comme ‘Echtermeyer’ ou ‘Red Jade’
l’effet est vraiment sensationnel.
Plantez
quelques vivaces basses au pied des pommiers à silhouette
d'arbre pour un joli décor : ancolies pour le printemps,
anémones du Japon et asters pour l’automne. Les bulbes
à fleurs printaniers conviennent aussi fort bien, notamment
les narcisses.
Pour le décor d'été, associez une clématite
à grandes fleurs. Il suffira seulement de bien nourrir la
plante grimpante pour qu’elle puisse prospérer au pied
de l’arbre. En raison de la vigueur réduite de la clématite,
il n’y a pas de risque de concurrence avec le pommier.
Les pommiers à fleurs arbustifs s’associent à
merveille avec tous les arbustes à floraison printanière,
notamment les weigélias, les lilas, les photinias. Dans une
haie vive, vous pouvez aussi ajouter forsythia, groseillier à
fleurs, cognassier du Japon, laurier tin, pour obtenir une floraison
plus précoce.
A la maison, les branches fleuries ou en fruits feront de merveilleux
bouquets. Elles sont très présentes dans la réalisation
des Ikebana.
Avoir ses aises dans un jardin et bénéficier d’une ambiance fraîche et humide toute l’année, mais en réalité, le pommier d’ornement est un des arbres les moins exigeants du jardin.
Une sécheresse excessive, les terres trop pauvres et les sols marécageux.
Assez
fertile, frais mais bien drainé. Sain, profond, de préférence
limoneux ou silico-argileux, avec un sous-sol perméable,
l’humidité ne devant pas stagner en hiver. Un pH neutre,
et idéal, mais les pommiers d’ornement se comportent
fort bien dans les terrains calcaires, la chlorose étant
assez rare (au contraire des poiriers). En pratique, les pommiers
d’ornement réussissent dans toutes les bonnes terres
de jardin correctement travaillées.
Au soleil, bien que la mi-ombre soit tolérée. Les pommiers d’ornement à feuillage pourpre préfèrent le plein soleil.
D’une excellente rusticité, les pommiers d’ornement réussissent dans toutes les régions, même s’ils préfèrent des climats assez humides, aux étés tempérés et aux hivers froids.
De 1,50 à 4 m selon l’ampleur de la variété. Il est nécessaire de prévoir un bon espacement afin de permettre une bonne circulation d’air entre les plantes, ce qui est bénéfique pour prévenir les maladies cryptogamiques.
Les pommiers d’ornement ne sont pas soumis à une taille systématique comme leurs petits cousins fruitiers. Il suffit de pratiquer une taille de formation chez les jeunes sujets pour qu’ils prennent une silhouette bien équilibrée. Ensuite, on se contente au cours de l’hiver de supprimer les pousses graciles en excès pour bien aérer la silhouette. Il est conseillé d’éviter que les branches se croisent afin de conserver une ramure équilibrée et pas trop dense.
Dégagez bien le pourtour du pied de toutes mauvaises herbes
afin que les racines puissent bénéficier de la pluie
et des arrosages. Apportez un engrais pour arbres fruitiers au printemps.
Paillez le sol en cas d’été chaud et sec.
Prévoyez des traitements préventifs contre les maladies
en janvier, mars et mai.
Pucerons, araignées rouges, chenilles, pourridié,
chancre, feu bactérien, mildiou, tavelure et oïdium.
Certaines maladies comme la tavelure, la moniliose et l’oïdium
(blanc), le feu bactérien.
Les variétés ornementales sont généralement
plus résistantes aux maladies que les pommiers à fruits.
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