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Pour des figues à foison
Quelques généralités
Le figuier (ficus carica) est l'arbre-emblème du bassin méditerranéen
où il est très largement cultivé et utilisé en cuisine.
Il pousse aujourd'hui naturellement dans nos contrées, mais doit son
nom à sa région d'origine, la Carie, ancienne province d'Asie
Mineure.
Il s'agit d'un arbre assez robuste qui doit de préférence être placé dans un endroit ensoleillé. Bien que résistant au froid (jusqu'à – 15°C), il est conseillé de l'installer près d'un mur, orientation sud. Il s'accommode de tous les types de sols même s'il admet un penchant pour ceux à tendance sablonneuse profonds et fertiles.
Ses besoins en eau peuvent être copieux si le climat devient trop chaud, toutefois le figuier reste un arbre sensible pourrissement lorsqu'il y a surabondance d'humidité.
Très prolifique, un figuier peut commencer à donner quelques figues dès sa deuxième année d'implantation. Mais entre les confitures qui se dévorent toute l'année et les fruits directement volés sur l'arbre, les jardiniers gourmands n'en ont jamais assez ! Pour éviter cette frustration et le coûteux achat d'autres arbres, il faut alors s'intéresser de près aux méthodes de multiplication dont certaines fonctionnent particulièrement bien sur le figuier.
Le marcottage de base
Sur un figuier, deux méthodes de marcottage peuvent se pratiquer et
dans tous les cas sont à réaliser dès le mois de juin et
avant la fin de l'été.
La première est le marcottage aérien, où l'enracinement est provoqué en installant un manchon sur une tige, préalablement ôtée de quelques-unes de ses feuilles à l'emplacement du marcottage. Entaillée en biseau avec un cutter ou même dépecée d'un peu de son écorce tout autour, la branche formera ensuite des racines au bout de quelques semaines.
Le manchon (film plastique imperméable)
est ensuite attaché à la branche et rempli d'un mélange
à base de terreau humide et léger avec une hormone bouturage appliquée
préalablement sur la partie à vif... Le tout est hermétiquement
fermé aux deux extrémités à 5 cm en dessous de la
plaie. Certains jardiniers protègent ce manchon de la lumière,
ce qui est préconisé pour un enracinement plus rapide, mais pas
indispensable. Lorsque des racines se sont enfin formées, on peut couper
la branche de son pied mère en dessous de ces nouvelles racines et replanter
ce bébé fruitier dans un pot.
Le bois du figuier étant très souple, on peut également imaginer enterrer sur plusieurs parties une branche basse directement dans le sol en ayant auparavant pratiqué une incision sur la partie qui sera enterrée et l'avoir badigeonnée (ou saupoudrée) d'hormone de bouturage. La branche sera maintenue au sol par une grosse pierre. Lorsque les racines sont formées à l'endroit désiré, la branche est coupée de sa matrice. Cette opération peut s'effectuer sur une branche non désirée sur le figuier en place, ou bien sur une branche particulièrement élégante. Un gourmand qui est déjà monté droit comme un "I" à la recherche de la lumière peut être un bon départ, de même qu'un bout de branche se terminant en étoile, assurant le jardinier de la croissance d'un figuier en forme de bosquet une fois en terre.
Et le bouturage ?
Cette méthode de multiplication peut également être envisagée
pour un figuier dès la fin des gelées. Même si l'été
reste la période la plus adéquate. Une des méthodes reconnues
consiste à faire une "bouture à l'étouffée".
La bouture prélevée doit mesurer entre 15 et 25 Cm. Elle est préalablement coupée en biseau et trempée dans une hormone de bouturage pour favoriser la repousse des racines. Puis elle est placée dans un grand sac plastique translucide et à l'ombre, dans une terre riche en humus en laissant dépasser quelques yeux. Cette branche provenant de l'arbre-mère a de grandes feuilles dont il est conseillé de couper un peu les extrémités pour favoriser la reprise. On perce ensuite des trous dans le sac dès que des feuilles poussent pour une plantation en pot ou en terre le plus tôt possible.
Faustine Milard
Crédit photos : F.M. sauf 1 = © Jacques Ribieff - Fotolia.com
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Vos avis, votre expérience
kerlagu (argentan) : merci et bonjour j'ai transplanté un figuier il a 8 ans de bordeaux à morlaix et il ne donne pas de figues et il pousse tet j'ai planté un à argentan dans l'orne et il nous donne une figue cette année que faire je suis amoureux des figues