- Accueil
- Fiches pratiques
- L'érable du Japon
L'érable du Japon
Coup de foudre au jardin
De vie de jardinier (ou de jardinière), vous n'aviez encore
connu pareille expérience. De loin, vous l'avez aperçu,
d'abord incrédule, puis intrigué et enfin ravi. Votre
regard ne l'a plus quitté, accroché à sa silhouette
unique, saisi par la délicatesse de son feuillage, aimanté
par sa chevelure flamboyante. Parce que c'était lui, parce
que c'était vous… l'histoire est connue. Le cœur
battant, vous n'avez pas réfléchi une seconde et …
vous avez bien fait ! L'érable du Japon est l'arbuste le
plus extraordinaire qui soit et le lien qui va vous unir l'un à
l'autre, saison après saison, sera une de vos plus belles
relations.
Pièces uniques pour jardin privilégié
Sachez
que votre érable du Japon, celui que vous avez invité
dans votre jardin, est unique : vous ne trouverez pas deux arbustes
pareils. D'une part le choix des variétés proposé
par pépiniéristes et jardineries est vaste, d'autre
part, chaque sujet cultive avec un talent fou sa propre spécificité.
Sa silhouette, son feuillage, sa palette de couleurs, tout lui est
singulier et sa personnalité donnera une empreinte unique
à votre jardin, toute en élégance, légèreté
et originalité. C’est un petit arbre qui procure une
ombre légère et laisse magnifiquement filtrer les
rayons du soleil dans sa frondaison. Selon les variétés,
le feuillage sera finement ciselé ou largement palmé.
Au fil des saisons, il évoluera, selon les cultivars et les
individus, du vert bronze ou tendre au pourpre sombre, à
l'écarlate ou a l'orange vif. Observez bien : une même
branche peut porter des feuilles aux nuances très diverses
et selon l'angle d'où vous le regardez, la teinte d'ensemble
sera changeante. L'automne est la saison la plus magique avec des
teintes à couper le souffle.
Il a tout beau
Sa silhouette à la ramure étalée ample et gracieuse, sa belle couronne souple et arrondie, un peu pleureuse, ses branches parfois tortueuses, ses feuilles palmées ou ciselées en lanières et qui prennent d'extraordinaires et changeantes couleurs, ses fruits, au joli nom de samares, il a tout beau l'érable du Japon !
Elégance faite arbre
Le
port naturel très gracieux de l'érable du Japon et
sa croissance lente invitent à le choisir sans hésiter
pour illuminer un petit jardin de ville un peu sophistiqué.
Il est bien sûr par excellence le petit arbre des scènes
d'inspiration orientale, zen ou feng-shui. Accompagnez les petits
sujets de quelques azalées
japonaises et fougères qui feront merveille. Dans un
esprit plus libre, il est un des meilleurs compagnons des rhododendrons dont il adoucit l’aspect un peu massif et dont il met parfaitement
la floraison en valeur. Placez les plus grands sujets en arrière-plan
des massifs de terre de bruyère pour ombrager rhododendrons,
azalées et piéris.
Pensez à planter un grand nombre de jacinthes des bois au
pied des érables du Japon, c’est du plus bel effet
au printemps, lorsque les fleurs bleues des bulbeuses font ressortir
le vert tendre ou le pourpre de la jeune feuille encore toute plissée.
Egayez les variétés à feuillage pourpre parfois
un peu sombre, avec des couvre-sol dorés (Lysimachia nummularia
‘Aurea’) par exemple ou des graminées.
Un effet très chic, mais plus terne est obtenu en association
érable pourpre et feuillages gris argenté (Artemisia
ludoviciana, Ballota, Lychnis, Stachys byzantina, Nepeta, etc.).
Au balcon, les très nombreuses variétés naines
conviennent idéalement dans des bacs de 40 cm de côté
et plus (évitez tout de même les expositions plein
sud). Pour que tout soit parfait, plantez au pied de votre acer
palmatum des annuelles à port souple et semi-retombant, des
verveines par exemple.
Le planter dans votre jardin
Plantation
Installez de préférence l’érable du
Japon en automne lorsqu’il vient de se débarrasser
de ses feuilles. Creusez un trou plus large que profond, le gros
du système racinaire étant assez superficiel. Distance
de plantation : de 1 à 3 m. L’érable du Japon
n'apprécie guère la promiscuité, un emplacement
aéré, sans être en courant d’air, donnera
de bien meilleurs résultats.
Sol
Riche, frais mais bien drainé, très humifère, acide (pH de 5 à 6). Un mélange de terre de bruyère dans un sol argilo-siliceux donne les meilleurs résultats, de même qu’un bon terreau forestier. Dans une terre trop compacte la croissance est insignifiante et les feuilles portent de nombreuses taches cryptogamiques.
Exposition
Soleil à mi-ombre. L'ombre totale est acceptée, mais la croissance est plus lente et les coloris d'automne plus ternes. Abritez les cultivars d’Acer palmatum des vents froids et des gelées printanières, qui risquent de brûler les jeunes feuilles. Dans les régions où la température descend longtemps en dessous de – 10°C, paillez le sol dès l’automne au pied de tous les Acer palmatum.
Rusticité
D’une manière générale, l’érable du Japon résiste bien au froid. Toutefois, dans les sols lourds, il se montre plus sensible au gel, pouvant souffrir à partir de -10 °C. Il faut se méfier des gelées printanières tardives qui peuvent "griller" les boutons au moment de leur éclatement (débourrement). C’est pourquoi on déconseillera ce petit arbre dans les régions montagneuses.
Les jeunes feuilles de mon érable du Japon sont toutes crispées. Est-il perdu ?
Il a tout simplement souffert de sécheresse ou été exposé à une forte insolation. L’érable du Japon se montre très sensible au manque d’eau, notamment lorsqu’il est cultivé en bac ou comme bonsaï. Le moindre coup de chaleur entraîne aussi des brûlures sur les feuilles. En cas de grosses chaleurs, veillez à ce qu'il ne manque pas d'eau, sans non plus tomber dans l'excès inverse et le noyer !
Conseils de jardinier
Il aime
Un climat humide, frais et un soleil voilé. Les ambiances de sous-bois, que ce soit au niveau de l’éclairage que du sol.
Il craint
Les courants d’air froids, les chaleurs excessives, le plein soleil, les terres calcaires ou détrempées. Les excès (froid, chaleur, sécheresse, humidité, vent) peuvent provoquer des dégâts importants, voire fatals.
Taille
Jamais
en dehors de la période comprise entre novembre et mars,
hormis pour éliminer le bois mort, opération qui s’effectue
plus aisément lorsque l’arbre est en feuilles (on distingue
alors bien les rameaux secs). Supprimez en douceur les pousses en
surnombre ou mal placées. L’intervention se pratique
de façon épisodique et souvent n’est pas utile
durant plusieurs années.
Ennemis et maladies
Les acariens favorisent la formation de galles chez de nombreuses espèces, une affection plus spectaculaire que vraiment dangereuse. Chenilles défoliatrices, cochenilles farineuses, brûlure du feuillage et maladie des taches noires sont à redouter, mais entraînent rarement la mort de l’arbre.
En revanche, les armillaires couleur de miel (pourridié) dessèchent l’érable du Japon en quelques jours seulement. Ils sévissent surtout dans le sols lourds contenant de la matière organique mal décomposée. On dit que le paillage à l’écorce de pin favorise le développement de cette maladie, mais cela n’est pas prouvé scientifiquement. Après une attaque d’armillaire il faut bien sûr éliminer l’arbre mort et changer la terre sur 2 à 4 m2 et 50 cm d’épaisseur. Ne replantez pas de conifères ni d’Éricacées (bruyères, rhododendrons) à cet endroit avant cinq ans.
Crédit photos : Max LeMans
Sur : les arbres

- Albizia
- Arbres à chatons
- Bouleau
- Cerisiers à fleurs
- Cognassier
- Faire germer les noyaux
- Faut-il planter à la Sainte Catherine ?
- L'if
- L'olivier et sa culture
- Lagerstroemia ou lilas des Indes
- Le liquidambar
- Les arbres à sieste
- Magnolia
- Mousses et lichens
- Mûrier
- Noyer : découverte
- Taille en tête de tétard
- Tilleul et acacia
- Traitement des arbres en hiver







Vos avis, votre expérience
DELAVILLE (ANSERVILLE) : Est-il normal qu'un ACER SHAINA perde sa couleur rouge l'été pour une couleur verte ??? Que faut-il faire??? Cependant,les nouvelles petites pousses sont bien rouges Merci pour votre réponse J.DELAVILLE