Les différentes formes des fruitiers

Le 6 mars 2017 par Isabelle C.

Les arbres fruitiers ne sont pas tous conduits de la même façon. On parle de haute ou de basse tige, de gobelet ou d'espalier, de cordon ou de palmette... autant de dénominations qui définissent la forme de l'arbre. Sachez que celle-ci ne répond pas uniquement à des critères esthétiques et qu'il est prudent de connaître les avantages et les inconvénients de chacune des formes existantes avant de faire son choix.

Les formes libres de plein vent

Les hautes-tiges

Fruitiers haute-tige en pépinière

Haute-tiges en pépinière

Les arbres de haute-tige sont les formes les plus grandes et les plus encombrantes : un tronc, dépourvu de branches, de 1,80 à 2 mètres de haut et une couronne arrondie de largeur conséquente, pouvant atteindre 10 à 15 mètres pour un pommier, un noyer ou un cerisier (lire aussi : Les meilleures variétés de cerisier). Il va de soit que ces arbres-là sont à réserver aux très grands espaces.

Les fruitiers de haute-tige ne nécessitent pas de taille annuelle, mais juste une taille de nettoyage quand cela est nécessaire (bois mort, branches cassées ou qui s'entrecroisent). Ils produisent beaucoup, vivent très longtemps (selon les espèces, une centaine d'années) et offrent le refuge à une faune locale variée (chouettes, bouvreuils, lucanes...).

Il faut attendre au moins 5 ans avant d'obtenir les premiers fruits. Mais l'inconvénient majeur vient de la hauteur de l'arbre : comptez 8 mètres pour un pommier, 10 à 15 m pour un poirier ou un cerisier. Cela rend compliqués la taille, les traitements et la cueillette, qui nécessite le recours à une échelle ou cueille fruit, à moins d'attendre que les fruits tombent, mais dans ce cas là, vous ne les conserverez pas longtemps.

Les demi-tiges

Les arbres fruitiers demi-tige ont la même forme que les hautes-tiges, mais sont plus petits : un tronc de 1 à 1,50 m, une couronne de 10 à 15 mètres de diamètre, pour une hauteur totale de 4 à 6 mètres.

La production de fruits d'un demi-tige est bonne et la cueillette et les opérations d'entretien sont (un peu) plus faciles que pour les hautes-tiges, du fait de la hauteur légèrement réduite. Mais l'encombrement est sensiblement le même, et les branches les plus basses peuvent gêner le passage sous la couronne, ce qui rend plus difficile l'entretien du sol.

Cette forme convient aux vergers ou aux sujets isolés, dans les grands jardins.

Les formes artificielles de plein-vent : les basses-tiges

Les fruitiers de basse-tige conviennent aux petits jardins et aux potagers.

Le tronc mesure entre 0,40 et 0,60 m pour un encombrement maximal de 4 à 6 mètres.

Ne dépassant guère 4 mètres de hauteur, la taille, les soins, l'éclaircissage et la cueillette sur les basses-tiges sont aisés.

Formes fruitières

1 : tige / 2 : pyramide / 3 : scion / 4 : gobelet / 5 : palmette / 6 : U simple / 7 : U double / 8 : cordon / 9 : cordon double

L'apparition des fruits se fait dès la 2e ou la 3e année.

Cependant, la durée de vie est moindre que pour les formes précédentes, une trentaine d'années, et la production aussi. Pour avoir le plus de fruits possible sur un arbre de taille réduite, il faut, alors, procéder à une taille de formation, d'entretien et de fructification quasiment tous les ans.

Plusieurs formes sont possibles ; celles utilisées par les jardiniers amateurs sont :

Les quenouilles et les pyramides

L'arbre fruitier est conduit autour d'une charpentière axiale sur laquelle s'insèrent plusieurs étages de branches. Avec cette forme, vous obtenez des arbres de petites dimensions (environ 3 mètres de haut et 3 mètres de large à la base de la couronne, pour une quenouille ; une pyramide prend légèrement moins de place).

Les gobelets

L'arbre est conduit en forme de gobelet : il n'a pas de charpentière axiale mais des charpentières rayonnant à partir du tronc, comme un haute-tige ou un demi-tige. Plus large et souvent plus haute que les quenouilles ou les pyramides, sa forme particulière permet une bonne pénétration du soleil et de l'air dans la couronne, ce qui favorise la croissance et le murissement des fruits et limite le développement des maladies.

Les formes palissées (espaliers)

Palmette Verrier

Palmette Verrier

Les formes palissées sont utilisées pour leur côté esthétique et pour le peu de place qu'elles prennent. Elles peuvent être placées dans tous les jardins, contre un mur, le long d'une allée ou en bordure du potager. Autre avantage, l'espacement des branches permet une très bonne circulation de l'air et de la lumière autour des fruits. Et ces derniers sont à portée de main.

L'apparition des premiers fruits se fait au bout de 1 ou 2 ans, par contre la production reste plus limitée que les formes précédentes.

Le grand inconvénient : le travail de taille et de palissage.

Le cordon simple ou double : fruitiers (pommiers) conduits sur une ou deux charpentières fructifiant sur les coursonnes.

Le U simple (pommiers, poiriers, pêchers, abricotiers) : deux charpentières verticales.

Le U double (pommiers et poiriers) : deux U côte à côte.

La palmette Verrier (pommiers et poiriers) : un petit U dans un grand U.

La palmette oblique ou verticale (pommiers, poiriers, abricotiers, pêchers, nectariniers): une tige principale sur laquelle se développent des étages de deux rameaux conduits en oblique ou verticalement.

Il existe encore un grand nombre de formes plus complexes, comme les cordons à étages ou l'éventail. Mais il faut savoir que toutes les variétés ne se prêtent pas à ce jeu. Il est donc fort conseillé de se renseigner auprès de votre pépiniériste pour connaître la forme la plus adaptée à votre fruitier et à votre jardin.

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Crédit photos : X.G. / D.P / Matthew Trump

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