Forsythia
Certains de ces noms vous sembleront familiers... et c'est normal ! Ce sont de grands classiques, et il suffit de les observer sous leur meilleur jour, ou peut être de choisir les bonnes variétés...
Annonciateur du printemps, lumineux, généreux et très
planté au jardin, le forsythia mérite une invitation en bac sur
la terrasse. ‘Marée d’Or’ se prête parfaitement
à cet emploi avec son port étalé (80 cm x 120 cm).
Amateurs de haie
libre, laissez-le s'épanouir au milieu d'autres arbustes à
floraison estivale, sans le tailler « au carré »
comme on pouvait le faire dans les années 70... Vous serez comblé
par son étourdissante floraison dorée !
Car l'atout maître du forsythia, c'est sa facilité de culture désarmante !
Malgré un nom prometteur, les petites trompettes jaune clair du jasmin d’hiver (Jasminum nudiflorum) ne sentent rien. Par contre, les rameaux grêles et vert foncé de cet arbuste sarmenteux possèdent une souplesse naturelle qui accompagne joliment les mouvements d’un talus, d’une rocaille ou d’un muret. Il est aussi possible d’utiliser cet arbuste comme une grimpante, contre un claustra, une barrière ou en cascade le long d’une balustrade. Il suffit alors de palisser de temps en temps les tiges.
Autres talents du jasmin d’hiver : peu exigeant (sol et exposition), facile à cultiver, une croissance rapide, parfait pour la culture en pot, un couvre-sol ou cache-misère de choix !
Le laurier-tin (Viburnum tinus) fleurit tout l’hiver en gros corymbes blanc rosé faisant suite à des boutons floraux rose foncé. Il est un bon sujet pour les haies variées avec sa silhouette rondouillarde et sa végétation compacte, vert foncé. Dans les espaces réduits, découvrez le cultivar ‘Eve Price’ qui culmine à 1 m et se plait bien en bac.
Autres talents du laurier-tin : son feuillage persistant, une fructification bleu-marine qui attire les oiseaux !
Les pruniers à fleurs nous régalent surtout au printemps avec leur floraison généreuse et émouvante de tendresse. Mais quelques-uns d’entre eux fleurissent précocement pour notre plus grand plaisir : Prunus subhirtella ‘Automnalis’, un sujet d’une grande élégance à la floraison semi-double blanc rosé qui apparaît parfois dès le cœur de l’automne jusqu’à donner son maximum au début du printemps. Si vous avez peu de place, privilégiez P. incisa ‘Praecox’ qui ressemble à un grand buisson et fleurit tout l’hiver au moindre redoux et P. mume, l’abricotier du Japon qui embaume l’air alentour d’un délicieux parfum d’amande douce. Il s’épanouit souvent dès février.
Autres talents des Prunus : un feuillage d’automne flamboyant, une silhouette graphique.
Un outsider peu connu : le rhododendron à petites fleurs ‘Praecox’ qui offre dès février ses fleurs lilas clair.
Chaenomeles speciosa rubra
Il faut redécouvrir le cognassier du Japon (Chaenomeles). Ses fleurs simples, semi-doubles ou doubles au charme élégant peuvent s’épanouir dès le mois de décembre jusqu’à la fin de l’hiver. Regroupées par petits bouquets le long des rameaux bruns, piquants et tortueux, elles évoquent une composition japonaise d’Ikebana.
Cet arbuste n'est pas voué au rouge écarlate. Sa palette est plus large qu'on ne le pense. Pourquoi ne pas adopter des versions aux coloris plus tendres ? La tonalité plus douce des floraisons blanche, rose pâle ou saumonée apportera à votre jardin une élégante note contemporaine.
Prodigue, le cognassier du Japon offre aussi une silhouette très graphique, qui se prête merveilleusement aux arrangements japonisants.
Il est d'une grande facilité de culture, présente une excellente résistance au froid, à la pollution et se plait en ville, même en pot.
Préférez un emplacement au soleil, la floraison de votre cognassier sera plus généreuse, mais il se développe bien à mi-ombre. Il se plait dans tout type de sol, même pauvre, à condition qu'il soit bien drainé. En haie, laissez-le pousser librement. En massif, prévoyez une taille tous les deux ou trois ans, après la floraison, pour éliminer les rameaux en surnombre et dégager le centre de l'arbuste. De croissance assez rapide, il atteint les deux tiers de sa hauteur adulte en cinq ans. Distances de plantation : 1 m dans les haies, 1,50 à 2 m dans les massifs.
Les fruits du cognassier du Japon sont délicieux en gelée, tout comme le coing. Grâce à leur parfum proche de l'ylang-ylang, ils étaient jadis utilisés par les parfumeurs
A cette période de l’année, les floraisons hivernales sont appréciables. Mais quand en plus, elles titillent nos narines en libérant des senteurs de vanille, de miel, de sucre, de fruits exotiques ou de jasmin, l’émotion est à son comble !
Camélia 'Gloire de Nantes'
A côté des camélias du Japon, aux floraisons somptueuses, mais que certains peuvent trouver un peu sophistiquées, on trouve aussi un nouveau style de camélias, dits "champêtres". Sous cette appellation se cache un choix de variétés ou d’espèces botaniques, remarquables de légèreté et de naturel. Principalement à petites feuilles et à petites fleurs, ces camélias "champêtres" ont aussi un port plus souple et s'intègrent ainsi plus facilement dans les massifs. Fleurissant dès janvier, ils font le lien entre les élégants Sasanqua de l’automne et les généreux Japonica de fin d’hiver. Certains offrent des fleurettes blanc crème très parfumées : ‘High Fragrance’, ‘Quintessence’ ou ‘Cinnamon Cindy’ qui sent la cannelle.
Leurs autres talents : un joli feuillage persistant, un goût pour la culture en pot.
Hamamelis 'Aphrodite'
Pour rester dans la carte du blanc, découvrez le sarcococca, un petit arbuste persistant à l’aise en pot et qui ressemble un peu au buis. Ses petites fleurs sentent la vanille à plusieurs mètres à la ronde. Elles sont suivies par des baies bleu nuit.
Si vous aimez la douce lumière du jaune pâle, adoptez le chèvrefeuille d’hiver (Lonicera fragrantissima) dont les nombreuses fleurettes évoquent le parfum du chèvrefeuille, mais aussi de la fleur d’oranger. Le chimonanthus, lui, offre des petites fleurs cireuses au doux parfum de miel et de fruits exotiques.
Vous préférez la gaieté du jaune d’or ? Le mimosa aux doux effluves sucrés s’impose, surtout si vous profitez d’un climat doux ou que vous pouvez l’héberger dans une véranda en cas de froid intense. Ailleurs, optez pour les mahonias version asiatique comme M. Beali ou x ‘Charity’ dont la silhouette graphique et le feuillage persistant en larges palmes donnent de l’exotisme au décor. Leurs grosses grappes aux senteurs de muguet sont suivies de fruits violet été.
Les hamamélis avec leurs curieuses corolles aux pétales frisottés dorés ou cuivrés ont aussi de quoi séduire quoique plus discrets que les précédents. Pour un parfum soutenu de miel, préférez l’Hamamelis mollis.
Fleur de 'Bois joli'
Le côté attendrissant du blanc rosé vous émeut ? A vous les viornes d’hiver qui diffusent de délicieux parfums de jasmin et de vanille. Viburnum farreri et Viburnum x bodnantense portent tout l’hiver des petits bouquets ronds de fleurs rose tendre qui blanchissent en s’épanouissant. Pour prendre le relais des précédentes, tournez-vous vers le fameux ‘bois-joli’ (Daphne mezereum) qui annonce la fin de l’hiver avec ses fleurs roses aux fragrances intenses de jacinthe et d’œillet.
Envie de découvrir de véritables curiosités végétales
qui feront de votre jardin, un lieu différent ?
L’Abeliophyllum évoque un forsythia blanc avec ses grappes
de petites fleurs blanc rosé sentant l’amande. Le cornouiller mâle (Cornus mas) peut remplacer un hamamélis en sol
calcaire avec ses petits bouquets de fleurs jaune pâle. Le corylopsis ressemble à un noisetier avec ses grappes jaune pâle pendantes
comme des chatons qui exhalent une douce odeur d’agrumes.
Le Garrya elliptica offre le spectacle de chatons gris-argenté
pendants valorisés par un feuillage persistant vert sombre (à
réserver au climat doux et aux endroits protégés).
Crédit photos : XG (1) ; La plante du mois (2,3,4,5)
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