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Démarrer un potager

La décision est prise, vous allez créer votre potager ! Oui, mais... Où l'installer ? Quelle surface lui donner ? La terre de mon terrain convient elle ? Quand dois-je démarrer ? Faut-il labourer ? Quels légumes planter ? Un casse-tête avant même d'avoir commencé ! Pas de panique ; voici quelques conseils pour vous lancer sereinement dans l'aventure du jardinage.

Un emplacement de choix

PotagerPour bichonner ses futurs légumes, il faut leur offrir un petit coin de paradis : un terrain plat au sol meuble, riche et profond, ni trop acide, ni trop calcaire, baigné par le soleil et à l'abri des vents... bref, une perle rare !

En observant votre terre et ce qui y pousse spontanément (voir Le diagnostic des sols par les plantes sauvages), en questionnant également quelques agriculteurs du coin, vous pourrez assez aisément déterminer ce qui la caractérise. S'il s'avère qu'elle est plutôt lourde, plutôt sableuse ou encore trop acide, il est possible de l'améliorer par l'usage de bonnes pratiques telles que l'apport de compost (sols pauvres, argileux ou sableux), de soufre (sols calcaires), de cendres de bois (sols acides ; lire : La cendre est-elle bonne pour les plantes ?) ou la culture d'engrais verts, par exemple la moutarde (voir Semer de l'engrais vert et Choisir un engrais vert).

Fourche bêche dans le sol

Connaître le sol est impératif

Si tout cela vous paraît un peu trop long ou compliqué à mettre en place, il est possible de réaliser un potager surélevé (en carré ou sur buttes). En apportant alors un mélange de terre adaptée, vous vous affranchissez des contraintes de la nature de votre sol.

Pour les régions ventées, un mur de la maison ou une haie sont idéals pour protéger vos légumes ; à défaut, prévoyez d'installer en bordure du potager des groseilliers, des framboisiers, ou bien encore du romarin ou autre laurier-sauce qui feront un rempart gourmand fort appréciable.

Il est toutefois sage de ne pas oublier que, quelles que soient les astuces que l'on met en place pour remédier aux « imperfections » de la nature, il est toujours préférable d'essayer de s'adapter à son milieu ; un sol argileux conviendra plutôt aux betteraves, aux épinards, aux fèves ou aux poirées tandis qu'une terre à tendance sablonneuse verra s'épanouir asperges, pastèques, pommes de terre et autres scorsonères. Et si le persil n'aime pas les sols trop acides, l'oseille se détourne de ceux qui sont trop calcaires. Enfin, si le soleil n'illumine qu'avec parcimonie votre potager, optez pour les laitues, les épinards, les cèleris, ou tout autre légume se plaisant à l'ombre ou à la mi-ombre.

Un projet adapté

Salades, aubergines et poireauxFaire son potager c'est accepter d'y consacrer un peu (voire plus !) de son temps. Pour ne pas le perdre et se retrouver submergé par une tâche qui vous dépasse, il est préférable de bien dimensionner son projet avant de le débuter.

Si la place ne vous fait pas défaut, posez-vous la question suivante : est-ce pour passer le temps ou pour nourrir la famille ? Comme il est difficile de savoir à l'avance où l'on met les pieds, il est préférable de débuter la première année modestement, avec environ 20 m², et d'agrandir par la suite. 100 m² demandent une bonne disponibilité (plus d'une heure), quasi quotidienne.

>> Lire : Quelle surface pour mon potager ?

Il convient ensuite d'évaluer ses besoins : choisissez et quantifiez les légumes à semer ou planter en tenant compte des goûts et de la composition de la famille. Pour commencer, il est préférable de s'orienter sur des légumes simples que vous êtes sûrs de manger : radis, haricots, tomates, salades, fraises, un pied de courgette, quelques fines herbes (un pied de ciboulette, un pied de thym, du persil). Carottes et pommes de terre (prévoyez un peu plus d'espace pour ces dernières) sont assez simples de culture, mais nécessitent d'être stockées si vous semez ou plantez plusieurs rangs.

Et bien sûr, avant de vous lancer dans les semis, n'oubliez pas de vous renseigner sur le mode de culture de chaque légume !

Pour finaliser le projet, dessinez-le. Le plan du potager permet mieux d'appréhender l'occupation et l'aménagement de l'espace en tenant compte de la place que va prendre chaque légume (en largeur et en hauteur) au fur et à mesure de leur développement, des allées entre les rangs cultivés nécessaires au passage du jardinier et de la place qui se libère en cours d'année, après les récoltes.
Le plan va également vous permettre d'établir le calendrier des semis et des plantations ; lorsque vous rédigez ce dernier, pensez à faire en parallèle celui des récoltes ; vous verrez que vous serez amené à décaler certains semis. En effet, il serait dommage que votre consommation de salade ne puisse suivre la production ou que les haricots décident de sortir durant vos vacances !
Pour finir, il servira à vous rappeler l’historique de vos plantations ce qui vous sera utile pour organiser la rotation des cultures.

Préparer le terrain

Préparation du solVient enfin la phase concrète : préparer le terrain. La plupart du temps, créer un potager signifie mettre en culture un espace abandonné (lire : Nettoyer un terrain en friche), ce qui implique du défrichage et du bêchage. L'idéal est de pouvoir faucher à ras (la débroussailleuse peut être utile !) durant l'été, puis courant octobre, passer la motobineuse pour « casser » la motte d'herbe. Pour les petites surfaces, le terrain peut être juste travaillé à la grelinette, en retirant à la main racines et cailloux.

Recouvrez le tout de bâches d'ensilage, de cartons, de paillis. Au début du printemps, découvrez votre terrain. Après un dernier passage de grelinette, il sera prêt à être cultivé. (Voir « Préparer le sol avant semis ou plantations »).

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Pense-bête

Tas de compost

Tas de compost

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