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Jamais sans mon sapin de Noël !

Sapin? Pas sapin? La question est ardue à l'heure où la guerre des sapins naturels contre sapins artificiels fait rage ! Cette année, ma décision est prise. Je mise tout sur un sapin bien vert, tout droit sorti d'une pépinière française, non traité, et issu d'une culture non intensive. Et vous ?

Le choix du Roi

Plantation de sapins

Plantation d'épiceas

Ceux qui achètent un sapin artificiel en claironnant leur conscience écologique au monde peuvent arrêter ici leur lecture. Car nous allons parler du sapin. Du vrai. Du roi des forêts qui s'installe dans notre salon l'espace d'une fête en distillant ses effluves de pin et en perdant ses aiguilles !

Pour Noël, deux sortes de sapins se font vraiment concurrence. Le Nordmann, réputé pour sa capacité à conserver longtemps ses épines et l'épicéa, reconnu pour son délicieux parfum. Tous deux sont des arbres d'Europe. Le Nordmann (Abies Nordmanniana ou Caucasica) étant originaire du Caucase et l'épicéa commun (Picea abies) de l'Europe de l'Est.

Le Nordmann est qualifié de « Rolls Royce » des sapins de Noël par les Anglais qui apprécient sa forme pyramidale, son feuillage dense, et ses aiguilles qui ne tombent pas. Selon les professionnels, sa particularité demande beaucoup d'attention, car il est très sensible aux gels printaniers et pousse plus lentement que les autres variétés.

L'épicéa, quant à lui, a une pousse plus rapide, mais reste très sensible aux fortes chaleurs qui lui font rapidement perdre toutes ses aiguilles. Malgré cela, il reste l'un des arbres les plus plébiscités pour Noël, car il possède de fines aiguilles et une forme pyramidale qui met en valeur à coup sûr la fameuse pointe qui donnera la touche finale à la décoration du sapin...

Il existe bien sûr d'autres sortes d'arbres de Noël appréciées par les Français; voyez sapins de Noël : présentation des variétés, pour obtenir des informations complémentaires.

Où l'acheter ?

Branche de Nordmann

Branche de Nordmann

Préférez-les issus d'une pépinière qui vous garantisse la bonne gestion de la forêt dont ils proviennent ( pas de coupe à blanc, et gestion durable des parcelles exploitées). Mais le mieux reste de s'assurer soi-même du non-traitement des sapins lors de leur croissance. Car la culture des sapins peut-être très polluante, employant beaucoup d'insecticides, de pesticides et d'activateurs de croissance cancérigènes... Il faudra également veiller à ce que ces arbres aient été cultivés sur des terres qui ne sont pas capables d'accueillir d'autres produits agricoles.

Des sapins sans "écolabel"

Contrairement à la Belgique, nous ne possédons encore aucun label "FSC" pour le choix de nos sapins. Dans l'attente, on ne peut que questionner les pépiniéristes, ou les revendeurs, sur les traitements subis avant achat. Et si l'offre d'arbres "écolabélisés" ne pointe pas son nez dans les prochaines années, alors il faudra peut-être songer à résever un coin de son jardin à l'implantation d'une mini culture de sapins en gestion durable !

Enfin, cela va rajouter aux courses de Noël de dernière minute, mais il ne faut pas acheter son sapin avant la première quinzaine de décembre... Car plus on l'achète tôt, et plus on est sûr d'installer dans son salon un arbre qui a subi un traitement contre la chute des aiguilles après la coupe...

Si vous ne vivez pas près d'une sapinière, mieux vaut alors éviter les supermarchés ou les jardineries dont les employés n'ont souvent aucune idée des conditions de culture des sapins. Un petit tour sur internet permettra de choisir son producteur et de lui commander directement. Et pourquoi ne pas en profiter pour acheter en commun avec ses amis et ainsi bénéficier d'un seul et même transporteur ?

Et ensuite ?

Si votre jardin est assez grand, vous pouvez tenter une replantation. Un essai qui ne réussit pas à tous les coups après un mois passé dans une atmosphère à 18-20 °C, mais qui sera favorisé si vous l'avez acheté en conteneur. Bien que plus cher à l'achat qu'un sapin en motte ou coupé, cet arbre a été élevé dans le seul but d'être ensuite replanté sur votre terrain. Dans le trou de plantation, veillez à installer préalablement au fond un peu de terre de bruyère si votre sol n'est pas assez acide.

Si aucun jardin ne peut accueillir votre petit réfugié, allez voir votre commune pour qu'elle fasse don d'une parcelle de terre dans laquelle les habitants du village viendront replanter leur sapin après les fêtes. Vous aurez ainsi créé un « bois de Noël » comme l'a fait la commune de Décines près de Lyon.

Et enfin si cette solution n'est pas exploitable, alors il suffit d'amener cet arbre à la déchèterie pour sa revalorisation en compost !

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