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Comment s'accrochent les grimpantes ?

Depuis quelques années, les grimpantes sont à l’honneur dans les jardins. Il est vrai qu’elles offrent d’infinies possibilités et que la conquête de la dimension verticale s’avère un plaisir pour le jardinier. Mais savez-vous comment elles s’accrochent ? Et savez-vous choisir à coup sûr les bons supports ?

Stratégie d’accrochage

Une grimpante grimpe… si elle le peut ! Chaque espèce possède son propre mode d’accrochage qui la rend plus ou moins adaptée à tel ou tel support. Doté de crampons, le lierre peut ainsi s’élever sur le plus lisse des murs, ce qui relève pour un rosier de mission impossible !

Tiges volubiles

glycine et balconOn constate chez la plupart des grimpantes une tendance plus ou moins marquée à enrouler leurs tiges autour des supports.
La glycine (wisteria spp.) peut ainsi avec le temps tordre les tubes les plus solides...
Le chèvrefeuille (lonicera spp.) s’enroule facilement autour d’un treillis de croisillons de bois.
L’ipomée (ipomea spp.) partira en une seule saison (c’est une annuelle) à l’assaut de la cime d’un arbre de taille moyenne.
La glycine australienne (Hardenbergia violacea) et le schisandra s'accrochent eux aussi avec des tiges volubiles.

Tiges et vrilles

vrille de clématite sur grillageC’est le mode d’accrochage des clématites (clematis), de la vigne (vitis) dont la vigne de Coignet, de la passiflore (passiflora caerulea) ou encore du pois de senteur (lathyrus odoratus).
Les vrilles s’enroulent sur des rameaux ou de petites branches.
Ainsi, ces variétés graviront avec bonheur un treillage serré (fait de petites branches entrecroisées), un morceau de grillage ou un treillis métallique.
Pour une scène de charme, mariez rosiers et clématites.
Les tiges de votre vigne seront attachées au départ sur des fils tendus, autours desquels leurs vrilles s’enrouleront seules par la suite.

Crampons

crampon de lierreCe mode d’accrochage procure une adhérence extrêmement forte.
Le lierre (hedera sp.) qui en est doté parvient ainsi à se fixer sur un mur lisse et à pénétrer puissamment dans les interstices, où il peut alors avec la croissance vigoureuse qui est la sienne causer quelques dégâts. Voir pour s’en convaincre ce qu’il advient des maisons laissées à l’abandon.
Le bignonia ou jasmin de Virginie (campsis radicans) possède le même type d’accroches. Mais le poids de ses tiges abondamment fleuries impose parfois le soutien de fils de fer.

Coussinets adhésifs

coussinets de vigne viergeVoisins des crampons, ils sont souvent présents au bout de vrilles modifiées, comme celles de la vigne vierge (parthenocissus).
Cette dernière n’a ainsi besoin que d’être dirigée au départ de la végétation vers son support ; elle peut ensuite couvrir des murs entiers sans aucune aide.

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Epines

rosier accroché par les épinesMoins connu, les épines permettent à certaines plantes de se hisser peu à peu. C’est le cas pour les ronces (rubus) et certains rosiers grimpants.
Sauf cas d’espèce, ces derniers auront besoin d’un coup de main pour grimper convenablement le long d’un mur. Le mieux est d’opter pour des fils horizontaux tendus contre la paroi, et liés à leurs extrémités sur des crochets chevillés. Des liens souples maintiendront en différents points les tiges du rosier à la verticale.

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