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Pucerons : dégâts et moyens de lutte naturelle

Les pucerons font partie du quotidien du jardinier : au jardin d'ornement, au potager, dans la serre, au verger ou sur les plantes d'intérieur, ils sont vraiment partout ! De petite taille, c'est souvent lorsqu'ils sont déjà en nombre sur une plante qu'on s’aperçoit de leur présence.. et des dégâts occasionnés.

Un puceron peut en cacher un autre

Les types de pucerons sont multiples. On en rencontre des verts, des noirs, des roses... Ils ne dépassent guère 2 mm, bien que les pucerons des conifères soient plus gros (environ 6 mm). Certains sont ailés et peuvent migrer d'une première plante hôte à une deuxième plante hôte (généralement, les individus ailés apparaissent lorsque la colonie devient trop peuplée). Les colonies formées sous les feuilles, à l'extrémité des rameaux ou le long des hampes florales sont plus ou moins denses et étalées.

Les plantes hôtes peuvent accueillir simultanément plusieurs types de pucerons (c'est le cas, notamment, des haricots, des melons, des tomates, des  framboisiers, des groseilliers, des pommiers, ou des pruniers). La mise en place d'une lutte ciblée (introduction d'un prédateur ou d'un parasite spécifique) peut alors s'avérer compliquée.

>> Lire : Les différents types de pucerons et leurs plantes préférées

Pucerons du melon et du coton
Pucerons du melon et du cotonAgrandir l'image

Les pucerons : dégâts sur les plantes

Si les pucerons sont si mal aimés, c'est parce qu'ils occasionnent des dégâts sur les plantes : déformations, décoloration, voire chute prématurée des feuilles, dessèchement des pousses, formation de fumagine...

Et pour cause : les pucerons se nourrissent, en quantité, de la sève des plantes (leurs organes de prédilection étant les feuilles et les jeunes pousses), et pour y avoir accès, ils transpercent les tissus végétaux de leur appareil buccal. La plante se trouve ainsi affaiblie.

Deuxième inconvénient des pucerons : leur salive est irritante et toxique. Elle est responsable, notamment, des crispation du feuillage.

Troisième inconvénient : une partie de la sève absorbée est non digérée, et rejetée sous forme de miellat. C'est ce dernier qui est responsable de la fumagine (champignons formant un dépôt noirâtre).

Enfin, les pucerons peuvent être vecteurs de virus pathogènes, comme, par exemple, la mosaïque du concombre, la mosaïque de la laitue...

Dégâts du puceron jaune du groseillier
Dégâts du puceron jaune du groseillierAgrandir l'image

Comment lutter contre les pucerons ?

Pour la plupart des pucerons, les moyens de lutte sont les mêmes :

Certains pucerons ont cependant des ennemis spécifiques : des hyménoptères parasitoïdes. Ce sont de petites guêpes de 1 mm environ qui viennent parasiter les pucerons. Pour les introduire dans les cultures, deux solutions : s'en procurer auprès de spécialistes ou attirer les adultes par la nourriture. Ils se nourrissent de nectar, leurs fleurs favorites appartenant à la famille des Apiacées, c’est-à-dire les carottes, fenouil, aneth, panais, etc.

Larve de coccinelle - Pucerons
Larve de coccinelle - PuceronsAgrandir l'image

Offrez quelques pucerons aux prédateurs naturels

Avant de se lancer dans l’éradication totale des pucerons, rappelez-vous qu'ils servent de nourriture aux auxiliaires, et qu'ils sont nécessaire à leur installation ! Laissez quelques « mauvaises herbes » attractives, comme le rumex : pucerons et fourmis sauront s'occuper, et coccinelles et syrphes seront attirés !

Puceron vert du rosier et larve de syrphe
Puceron vert du rosier et larve de syrpheAgrandir l'image

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