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Parasites des orchidées

Comme toutes les plantes d'intérieur, les orchidées sont sujettes à des parasites. Comment reconnaître ces indésirables et, le cas échéant, comment s'en débarrasser ? Petit tour d'horizon des parasites les plus courants chez les orchidées.

Des cochenilles sur mes orchidées ?

La cochenille : voilà un parasite fréquent chez les orchidées ! Qu'il s'agisse de cochenilles farineuses (semblables à de petits amas cotonneux) ou carapaçonnées (recouvertes d'un bouclier cireux), ces  insectes mesurent entre 1 et 5 mm de long (carapace comprise) et s'installent au revers ou à l'aisselle des feuilles ou des fleurs, où ils piquent les tissus afin de se nourrir de la sève de la plante. Les cochenilles femelles sont quasiment immobiles (ou du moins se déplacent très lentement) et on les repère assez facilement : ce sont elles qui colonisent les plantes... et pondent les oeufs !

Cochenilles farineuses sur orchidée phalaenopsis -Signes d'infestation
Cochenilles farineuses sur orchidée phalaenopsis -Signes d'infestation Agrandir l'image

Si quelques cochenilles ne présentent pas un grand danger pour une orchidée, en revanche, une infestation importante peut considérablement affaiblir la plante, mieux vaut donc intervenir sans attendre, d'autant que les cochenilles peuvent se multiplier rapidement, et qu'une plante a vite fait de contaminer ses congénères. Elles rendent également les feuilles poisseuses en sécrétant un miellat riche en sucres (sève incomplètement digérée).

Lorsque les cochenilles sont peu nombreuses, le plus simple est encore de les éliminer à la main (on les écrase avec un coton-tige imbibé d'alcool à 90°). En cas d'attaque importante, vaporisez une solution aqueuse de savon noir additionnée d'1% d'alcool à brûler.

Gare aux aleurodes !

Les aleurodes, ou mouches blanches, sont de petits insectes reconnaissables à leurs ailes blanches et à leur petite taille (quelques millimètres). Installées sur les feuilles (ou au revers de celles-ci), elles s'envolent dès qu'elles sont dérangées (en tout cas les adultes ; les larves, elles, sont dépourvues d'ailes). Elles appartiennent à la même famille que les pucerons et piquent les feuilles des orchidées afin d'en sucer la sève.

Aleurode
AleurodeAgrandir l'image

Elles affaiblissent les plantes et, comme les cochenilles, sécrètent un miellat collant favorisant le développement de fumagine ou de bactéries. Les aleurodes apprécient les ambiances chaudes et sèches, raison pour laquelle on peut les rencontrer en intérieur.

Les pulvérisations de savon noir ou de purin d'ortie sont des moyens de lutte assez efficaces. On peut aussi poser des pièges (cartons jaunes et collants).

Araignées rouges : discrètes mais redoutables

Acarien, tétranyque tisserand, araignée rouge : ces dénominations variées désignent des parasites redoutables pour de nombreuses plantes d'intérieur et de serre. On peut rencontrer des araignées rouges chez les orchidées, notamment chez les espèces à feuilles fines.

Cochenilles farineuses sur fleur d'orchidée
Cochenilles farineuses sur fleur d'orchidéeAgrandir l'image

Ces acariens de couleur brune, rouge, jaune ou verte sont microscopiques (moins de 1 mm) et ils se voient difficilement à l'oeil nu. En revanche, les très fines toiles qu'ils tissent autour des feuilles et des tiges, semblables à des voiles, sont plus aisément repérables, surtout après une brumisation, et très caractéristiques. Approchez-vous, ou munissez-vous d'une loupe : vous verrez ces minuscules bestioles s'activer le long des toiles... Pas de doute, les araignées rouges ont élu domicile sur votre orchidée !

Les feuilles paraissent d'abord piquetées, puis elles deviennent grisâtres, avant de sécher et de tomber. Si l'on intervient pas, la plante peut être détruite en quelques semaines, surtout lorsqu'il fait chaud. Il est cependant facile de décourager ces indésirables : les araignées rouges détestent l'eau, on les déloge donc facilement avec des brumisations régulières du feuillage ; le maintien d'une ambiance humide (lire : Brumiser les plantes d'intérieur) suffit généralement à prévenir les attaques.

Autres parasites : les thrips

Les thrips sont de petits insectes piqueurs au corps très allongé, de couleur brune ou noire, longs de 1 à 2 mm, et qui volent peu (adultes) ou pas du tout (les larves sont aptères). Ils se déplacent sur la plante, parfois très rapidement.

Feuille de Dendrobium piquée par des thrips
Feuille de Dendrobium piquée par des thripsAgrandir l'image

Ils sont responsables de petites ponctuations grisâtres sur les jeunes feuilles, ou de taches liégeuses plus étendues.

On en vient à bout avec des pulvérisations de solution de savon noir (ou d'eau, tout simplement : les thrips n'aiment pas l'humidité), d'huile de neem ou la pose de pièges collants.

Et en extérieur...

Les orchidées installées en extérieur durant la belle saison pourront également être la proie des pucerons (déformation et affaiblissement des jeunes pousses), des cicadelles (taches et perforations du feuillage, écoulements de sève) ainsi que des limaces et des escargots (feuillage "grignoté"... notamment pendant la nuit !). Certaines chenilles peuvent aussi s'attaquer à vos protégées : dans ce cas, les retirer à la main est la meilleure solution (économique, écologique, et... efficace).

>> Lire : Orchidées pour l'extérieur

Parasites... vecteurs de maladies !

On dit souvent qu'un malheur n'arrive jamais seul. Hélas ! Les parasites, et notamment les insectes piqueurs-suceurs tels que ceux que nous venons de citer, peuvent être responsables de la transmission de virus et de bactéries pathogènes, dangereux pour les orchidées. Après avoir piqué une plante malade, ils contaminent la plante suivante... Voilà donc des bestioles doublement indésirables, dont les attaques sont à surveiller et à traiter.

>> Lire aussi : Maladies des orchidées

Dégats limaces ou escargots sur orchidée phalaenopsis
Dégats limaces ou escargots sur orchidée phalaenopsisAgrandir l'image

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