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Lutter contre la dépression saisonnière

Blues de l'hiver, déprime d'automne, dépression saisonnière ou trouble affectif saisonnier : ce phénomène assez courant survient à l'automne ou en hiver, quand les jours raccourcissent et que la grisaille s'installe. Comment éviter cette déprime saisonnière ou en réduire les symptômes ?

Reconnaître les signes de la dépression saisonnière

La dépression saisonnière correspond à un ensemble de troubles qui apparaissent chaque année, à l'automne ou en début d'hiver, et qui disparaissent au printemps. Etes-vous sujet à ce blues hivernal ? Si vous vous reconnaissez dans la liste de symptômes suivants, il est possible que la réponse soit oui !

Dépression et fatigue
Dépression et fatigueAgrandir l'image

Causes de la dépression saisonnière

La dépresssion saisonnière débute généralement en novembre ou décembre, voire en janvier, et persiste jusqu'à l'arrivée des beaux jours, vers le mois d'avril. En cas de voyage hivernal dans un pays ensoleillé, les symptômes disparaissent momentanément, et réapparaissent dès le retour en métropole.

Lumière extérieure vs pénombre intérieure
Lumière extérieure vs pénombre intérieureAgrandir l'image

La dépression saisonnière est donc directement liée au manque de lumière : lorsque les jours deviennent plus courts et que la luminosité est réduite, notre cerveau sécrète moins bien certaines hormones responsables de notre humeur.

Plus précisément, lorsque notre oeil est exposé à la lumière du soleil (lumière naturelle ou lumière blanche), le cerveau sécrète une hormone, la sérotonine, qui, d'une part, régule l'humeur (on l'appelle aussi "hormone du bonheur"), et d'autre part, agit sur la sécrétion d'une autre hormone, la mélatonine, responsable des cycles éveil/sommeil. Chez les personnes sensibles, lorsque ces deux hormones sont moins bien synthétisées, comme c'est le cas en hiver en raison d'un manque de luminosité, on se sent triste, apathique, fatigué : c'est la dépression saisonnière.

Jusqu'à 60 fois de lumière en hiver

En été, lors d'une journée ensoleillée, la luminosité en extérieur peut atteindre 130000 lux. En hiver, même par beau temps, on ne dépasse pas les 20000 lux (2000-20000 lux). Et en intérieur, on est en moyenne entre 100 et 500 lux... On comprend mieux qu'on manque alors de lumière !

Luminothérapie contre déprime hivernale

Pour lutter contre ce phénomène, il faut s'exposer autant que possible à la lumière naturelle :

Lampe de luminothérapie
Lampe de luminothérapieAgrandir l'image

A défaut de lumière naturelle, on peut aussi se tourner vers la luminothérapie. Il existe en effet des lampes qui émettent une lumière à large spectre, qui se rapproche de la lumière naturelle : ces lampes de luminothérapie sont à utiliser comme un outil thérapeutique, 30 minutes à une heure par jour (de préférence le matin ou en début d'après-midi), pendant au moins 2 semaines pour obtenir des résultats. On s'assoit simplement face à la lampe, par exemple pour lire.

D'autres mesures simples, utilisées pour lutter contre la dépression non saisonnière, peuvent aussi être mises en oeuvre : augmenter sa consommation d'acides gras oméga 3, de vitamines du groupe B, pratiquer très régulièrement une activité physique, prendre du millepertuis (Hypericum perforatum) sous forme de gélules ou de comprimés...

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