Un Noël tout bio et écolo... ou presque
Sapin et décoration de la table
Un sapin ?
Un Noël sans sapin, c'est certainement le mieux pour l'environnement, mais pour beaucoup d'entre nous, ça enlève à coup sûr quelque chose à la fête... Artificiel ou naturel ? Chacun fera selon ses convictions, mais il semblerait bien que le sapin naturel soit plus écolo (et plus authentique). Le geste en plus : acheter un sapin en pot et le replanter (rapidement) au jardin, à condition qu'il ne soit pas resté plusieurs semaines à l'intérieur ; et, pour les sapins coupés, les porter dans une déchetterie, les utiliser pour le compost, le paillage (après broyage) ou les flambées hivernales, ou encore les déposer dans les endroits dédiés (dans les grandes, villes, à Paris notamment, de nombreux parcs et squares font office de point de collecte, afin que les sapins soient utilisés par les services des espaces verts). Bannissez en tout cas ceux qui sont recouverts de neige artificiel : ce flocage empêche tout recyclage.
Décoration de Noël
Pour la décoration du sapin et celle de la table du réveillon, évitez les articles "made in China" : place au naturel ! C'est l'occasion de faire participer les enfants, en réalisant avec eux une décoration de Noël pleine de charme, tout aussi économique qu'écologique. Personnages en biscuits à suspendre au sapin, figurines en feutrines, en carton découpé, en pâte à sel, en bois, guirlandes bricolées à partir d'anneaux de carton peint, éléments végétaux à disposer au milieu de la table (pommes de pin peintes, rameaux d'arbustes persistants, feuilles sèches, baies, galets décorés, étoiles de badiane, bâtons de cannelle...), centres de table rustiques (jeunes pousses cultivées pour l'occasion dans un joli petit pot ; à anticiper)... Les petites mains seront ravies de ces ateliers improvisés, qui animeront les premières journées des vacances scolaires !
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Pas de Noël sans cadeaux
Choisir le bon cadeau
Comment
faire plaisir à son entourage tout en pensant à la planète ? Les
enfants, rois de la fête, sont les plus concernés par les cadeaux.
Evitez les jeux à piles, les jouets en plastique (qui contient des
susbtances toxiques), les produits importés (de Chine, par exemple), et
privilégiez les jolis jouets en bois, plus sains, plus écolos, et plus
solides (ils pourront servir pour le(s) suivant(s), plutôt que de
terminer à la poubelle au bout de quelques mois).
Profitez de
l'occasion pour sensibiliser vos proches en douceur : nature et écologie
pour les enfants, bio et développement durable pour les plus grands...
Si vous offrez des soins de beauté, pensez aux cosmétiques labellisés
bio ; même chose pour les parfums ; quant aux vêtements ou aux
accessoires, préférez ceux en fibres naturelles (lin, chanvre, coton
bio, laine...) ou en matériaux recyclés, très à la mode.
D'une
manière générale, essayez d'offrir en priorité des objets fabriqués en
France ; c'est mieux pour l'environnement (moins de transport) et
l'heureux bénéficiaire sera sans doute sensible à ce choix. En effet,
d'après une enquête Credoc sur les 25-49 ans, 81 % des Français ont une
préférence pour les produits locaux et pour les garanties écologiques et
éthiques, et près de 2 Français sur 3 se disent prêts à payer plus
cher pour
des biens industriels fabriqués dans l’Hexagone plutôt qu’hors
d’Europe, contre 44 % il y a cinq ans.
Enfin, ne dédaignez pas les
cadeaux "dématérialisés", auxquels on ne songe pas toujours mais qui
peuvent parfois faire davantage plaisir qu'un objet (qui peut s'avérer
inutile) : places de spectacle, abonnement, ateliers, cours, séjour. Les
coffrets ont le vent en poupe : plutôt que le classique Smartbox, optez
pour ceux dont le positionnement est clairement écolo, comme Biobox ou
Naturabox.
>> A lire aussi : Idées cadeaux pour Noël
Emballages cadeaux : recyclés, recyclables ?
Après
le choix des cadeaux, vient l'heure de leur emballage... puis celle du
déballage ! D'abord, sachez que les papiers cadeaux ne sont pas
recyclables ; c'est encore plus vrai pour ceux qui sont plastifiés ou
métallisés (et qui sont aussi plus polluants lors de leur destruction).
La meilleure conduite à adopter, c'est encore d'opter pour des papiers à
base de fibres recyclées, qui ne sont pas forcément du papier kraft (on
en trouve aujourd'hui de très jolis). Pour ce qui est du bolduc et
autres rubans plastifiés, évitez d'en acheter, et si vous y tenez
vraiment, essayez de les récupérer pour l'année suivante. Enfin, les
lendemains de Noël, les poubelles ont tendance à déborder : c'est fou le
carton, le papier et le plastique que l'on peut alors jeter ! Ayez le
réflexe "tri sélectif" : tous les emballages cartons (jouets,
électro-ménager, etc.) peuvent être recyclés, à condition d'être déposés
dans le bac idoine...
Que mettre au menu du réveillon ?
Dernière question, et non des moindres : on mange quoi ? Les plus engagés pourront se lancer dans un menu végétarien, voire végétalien, et/ou "tout cru", en proposant des galettes de céréales, des pâtés végétaux, des salades colorées, des canapés originaux, des desserts inédits (sans gluten, sans lait de vache, sans beurre, sans oeufs... mais pas forcément sans goût !). Pour les autres, il ne sera pas facile de résister aux grands classiques des fêtes de fin d'année :
Le foie gras
Il a ses amateurs, mais aussi ses détracteurs ; laissons de côté la polémique. Certains pays (ils sont de plus en plus nombreux) ont interdit le gavage des oies et des canards, passage obligé pour l'élaboration d'un foie gras. En France, le foie gras est presque une institution, impensable, pour nombre d'entre nous, d'y renoncer ! Si vous souhaitez en servir au réveillon, préférez un bon foie gras, élaboré en France, dans une petite exploitation qui se soucie du bien-être des animaux, plutôt qu'un foie gras obtenu de manière industrielle.
Le saumon
On le consomme toute l'année, mais la période des fêtes sonne son heure de gloire. Fumé, poêlé, farci, rôti, cru, en papillote, les idées ne manquent pas ! Pensez cependant que ce poisson est surpêché, notamment en Atlantique. Evitez donc le saumon sauvage (à moins qu'il ne vienne du Pacifique Nord) et préférez-lui le saumon d'élevage bio (AB) ou Label Rouge, deux certifications qui offrent de bonnes garanties environnementales et sanitaires (impact de l'élevage sur le milieu naturel, alimentation des poissons, qualité des eaux d'élevage...). Et, si un autre poisson vous tente davantage que le saumon, choisissez une espèce non menacée par la surpêche (voir le site www.acteurdurable.org pour la liste des espèces de poisson à éviter).
Les coquillages et crustacés
D'une manière générale, la consommation de coquillages (origine Europe) pèse moins sur l'environnement que celle de poissons. C'est particulièrement vrai pour les huîtres, quasiment toujours élevées en France, où les conditions d'élevage sont très contrôlées (impact sur le milieu, qualité bactériologique...) : les amateurs peuvent donc s'en régaler en toute sérénité ! Pour les crustacés, le bilan est plus mitigé : crabes, étrilles et langoustes ne posent pas trop de problèmes ; méfiance en revanche avec les crevettes élevées dans les eaux tropicales (élevage qui impacte lourdement le milieu naturel). Là encore, optez pour des crevettes d'élevage bio ou Label Rouge.
Les escargots
La plupart des escargots présents sur le marché français sont importés (Europe de l'Est, Asie), et généralement issus de prélèvements intensifs dans leur milieu naturel, ce qui met en péril la biodiversité... et laisse planer un doute sur la qualité des produits. En effet, ces gastéropodes concentrent dans leur chair les métaux lourds et autres toxiques ; mieux vaut choisir ceux issus d'élevages français, mieux contrôlés.
Les viandes et les volailles
Cuisson de courge Butternut
Mettez au menu des viandes blanches ou
mieux, de la volaille, plutôt que de la viande bovine (dont la
production engendre 2 à 3 fois plus de gaz à effet de serre). Pensez à
la qualité de vie qu'ont eu les animaux : choisissez des volailles
fermières, Label Rouge ou issues d'un mode d'élevage biologique ; et,
idéalement, approvisionnez-vous en circuit court, auprès d'un producteur
local. Ces volailles seront certes plus onéreuses que des animaux élevés en batterie,
mais aussi tellement plus savoureuses...
Et en accompagnement, oubliez, pour une fois, les pommes dauphines et les marrons : pourquoi ne pas proposer à vos convives des légumes oubliés ? Panais, topinambours, scorsonères, courge Butternut, navets Boule d'Or., potimarron (dont le petit goût de châtaigne ne déstabilisera personne !), ils sont nombreux en cette saison sur les étals des marchés bio.
Bonnes fêtes !
Clémentine Desfemmes
Crédit photos : © tinlinx - Fotolia.com / kahala / Guillaume Brialon / www.milleetunefeuilles.fr / PetitPlat - Stephanie Kilgast / morbihan tourisme / VancityAllie
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