Idées bio et écologiques à faire pousser au jardin

Le 19 février 2012 par Clémentine Desfemmes

Un jardin bio, c'est un jardin respectueux de l'environnement et de la biodiversité ; c'est aussi un jardin foisonnant d'idées ! L'arrivée du printemps sonne l'heure du choix des cultures, des semis, achats de matériels et de produits de protection des plantes... C'est le bon moment pour prendre de bonnes résolutions et cultiver de bonnes idées... bio !

Jardinez éco-responsable

Potager bioLe jardinage éco-responsable, c'est une manière de jardiner débrouillarde, innovante et réfléchie, ou chaque petit geste s'articule avec d'autres, dans un ensemble cohérent, avec, en toile de fond, la préservation de l'équilibre du petit écosystème qu'est le jardin. Ce n'est ni archaïque, ni compliqué : il suffit de prendre quelques bonnes habitudes, le reste suivra !

On limite les sources de pollution

Au placard, les pesticides chimiques

Première source de pollution au jardin : les produits phytosanitaires. Abandonnez donc les herbicides, insecticides, fongicides et autres acaricides chimiques, et misez plutôt sur les traitements naturels tolérés en agriculture biologique.

Dans la famille des engrais bio...

Engrais naturelLes engrais de synthèse peuvent eux aussi être remplacés par des produits d'origine naturelle : on pense bien sûr au compost, mais aussi aux engrais organiques (poudre de corne, sang séché, fumier de cheval composté, guano) pour la fertilisation azotée ou phosphorée, aux amendements pour améliorer les sols, aux engrais verts, aux paillis végétaux qui, en se décomposant, libèrent des matières organiques... En laissant de côté les engrais NPK au profit de ces engrais "verts", vous contribuerez à limiter la pollution des eaux, et vous améliorerez du même coup la structure de votre sol.

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On mise sur la biodiversité végétale et animale

Faune utile

Chrysope adulte

Chrysope adulte

Un jardin bio, c'est aussi un jardin vivant, où la faune sauvage a sa place. Et le jardinier fait mieux que la tolérer : il s'en sert ! Accueillir les insectes, les petits mammifères, les amphibiens, les oiseaux, c'est favoriser un écosystème où les populations de prédateurs et de ravageurs s'équilibrent d'elles-mêmes. Pour enrichir la biodiversité de votre jardin, vous avez l'embarras du choix : installation d'un hôtel à insectes, haie variée, aménagement d'une mare naturelle, choix de plantes mellifères pour nourrir les abeilles (et améliorer du même coup la pollinisation de vos fruitiers !), coin de prairie sauvage, nichoirs et arbustes à petits fruits pour les oiseaux... Autant d'idées pour attirer de précieux auxiliaires ! Et puis, un jardin sauvage, cela ne manque pas de charme.

Variétés anciennes

Variétés anciennes de pommes et poires

Variétés anciennes de pommes et poires

Les variétés anciennes sont menacées : c'est vrai en agriculture, pour les semences traditionnelles, qui disparaissent au profit d'un petit nombre de variétés modernes, mais ça l'est aussi au verger et au potager. Ainsi, autrefois, le nombre de variétés de pommiers et de poiriers cultivées en France était impressionnant : chaque village pouvait avoir "sa" variété. Aujourd'hui, avec l'uniformisation des variétés commercialisées, cette richesse est en train de se perdre. Choisir des arbres fruitiers (mais aussi des légumes, des tomates) issus de variétés en voie de disparition, et parfaitement adaptées à votre terroir, c'est faire un geste pour la biodiversité et pour la sauvegarde d'un précieux patrimoine. Dans le même ordre d'idée, remettez à l'honneur les légumes oubliés, notamment ceux que l'on ne trouve que difficilement sur les marchés !

Attention aux espèces invasives

Les plantes invasives, qu'elles soient d'origine sauvage ou cultivée, sont une menace pour la biodiversité. Evitez à tout prix d'accueillir au jardin des plantes exotiques susceptibles de se disséminer dans la nature et de prendre le pas sur les espèces autochtones... L'exemple du robinier ou faux-acacia, souvent cité, illustre bien ce problème : on en voit absolument partout ! C'est vrai aussi pour le buddléia, le sumac ou le laurier-cerise.

On économise les ressources naturelles

Fermez le robinet : jardin sec et récupération de l'eau du ciel

Récupération de l'eau de pluie

Récupération de l'eau de pluie

Dans les années qui viennent, l'eau méritera de plus en plus son surnom d'or bleu, notamment en été, où les longues périodes de sécheresse risquent bien de devenir récurrentes. Le jardinier doit donc s'adapter : le premier réflexe à avoir, c'est le paillage. Ensuite, renoncez aux plantes gourmandes en eau si votre climat connaît des périodes de déficit hydrique, et remplacez-les petit à petit par des espèces moins assoiffées. Et puis, un jardin sec, ça a du bon : finies les corvées d'arrosage, et le casse-tête que représente l'irrigation de votre jardin durant vos congés ne sera plus qu'un mauvais souvenir ! Du côté de la pelouse, espacez les tontes pour éviter que le sol ne se dessèche trop vite, et laissez les gazons anglais aux régions humides : une pelouse naturelle (et fleurie !), c'est moins d'entretien et c'est aussi très joli. Pensez enfin à la récupération de l'eau de pluie : une eau gratuite, sans calcaire ni chlore, cela mérite bien quelques aménagements.

Laissez la tourbe aux tourbières

La tourbe rend bien des services au jardinier, mais l'inconvénient, c'est que son exploitation met en danger les tourbières, avec tout ce que cela implique en matière d'impacts environnementaux (perturbation du cycle de l'eau, disparition d'espèces vivantes...). Son usage est donc à limiter au strict minimum.

Le plastique, c'est pas automatique

Godets en carton (rouleaux de papier toilette)

Godets en carton (rouleaux de papier toilette)

Pour terminer ce petit tour d'horizon, quelques mots sur l'utilisation de matière plastique. Essayez de réduire le gaspillage de plastique, qui est un dérivé du pétrole, et donc une ressource non renouvelable, et qui représente un volume de déchets non négligeable. Pour les pots de fleurs ou les jardinières que l'on conserve durant plusieurs années, passe encore, mais certains matériels sont souvent renouvelés chaque année :

  • Pour le paillage du potager, remplacez le plastique noir par un paillis végétal ;
  • Pour vos semis, n'achetez pas systématiquement des godets en plastique : réutilisez ceux des années précédentes, recyclez des pots de yaourts ou des boîtes de conserve (il faudra en percer le fond), ou fabriquez vous-même vos godets biodégradables (avec du papier journal, en investissant dans une petite presse, ou en carton de rouleau de papier toilette ; ça marche très bien, le dépotage est aisé, et c'est totalement gratuit !).

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